
« Reste un peu » : Gad Elmaleh, entre humour, foi et confession
Le deuxième long-métrage de Gad Elmaleh, Reste un peu, sort aujourd’hui au cinéma. Dans ce docu-fiction intime, l’humoriste met en scène sa propre famille — ses parents, sa sœur — et s’y joue lui-même. Derrière l’humour, il aborde un sujet inattendu : son attachement à la Vierge Marie et son désir de se rapprocher du catholicisme, une démarche qui peut surprendre dans sa communauté d’origine. Entre émotion et légèreté, le film ne laisse personne indifférent.
Réactions contrastées
Interrogé sur les réactions du public juif, Gad Elmaleh répond : « Ceux qui voient le film en parlent, qu’ils aiment ou non. C’est normal d’interroger, de questionner. » Du côté catholique, il évoque la surprise : « On ne m’attend pas là. Mais beaucoup me remercient d’avoir montré des catholiques modernes, lumineux, ouverts. »
Une religion souvent discrète
Pour lui, le catholicisme souffre d’un déficit d’image en France : « C’est rare d’entendre quelqu’un assumer qu’il va à la messe. » Il rappelle que la laïcité ne signifie pas silence, mais coexistence et dialogue.
Un catholicisme vivant
Gad Elmaleh s’intéresse aussi aux mouvements comme le Renouveau charismatique ou la Communauté de l’Emmanuel, qui rassemblent de nombreux jeunes : « Ils diffusent un message simple, apaisant, ancré dans le quotidien. »
Entre synagogue et église
S’il confesse être allé régulièrement à l’église Sainte-Cécile de Boulogne pour préparer son film, il n’a pas pour autant délaissé la synagogue où il accompagne son père.
Marie, figure centrale
Son attachement à la Vierge Marie reste au cœur de son cheminement. « Je suis nourri de cet amour et de cette protection », dit-il, tout en admettant sa perplexité face à certains aspects de la foi chrétienne, comme la Trinité.
Confidences légères et spirituelles
À travers une série de questions-réponses, l’humoriste se dévoile :
- Son plus grand péché ? « L’orgueil. »
- Celui qu’il excuse le plus ? « Le mensonge. »
- Son péché mignon ? « La tarte à la noix de pécan. »
- Une confession spontanée ? « Ce matin, une hôtesse de l’air m’a donné son numéro. »
Il avoue pardonner avec le temps, mais culpabiliser facilement. Quant à la foi, il dit croire « en Dieu, en lui-même, et en ce qu’il entreprend », liant tout cela à une même énergie de confiance.