
L’État consacre un budget non négligeable à Brigitte Macron, mais celui-ci reste dérisoire comparé aux dépenses globales de la présidence.
Depuis 2017, Brigitte Macron est la Première dame de France. Ce rôle, bien qu’honorifique et sans reconnaissance officielle, l’expose fortement à l’opinion publique. Ancienne professeure de français, elle a vu sa vie profondément bouleversée par ce statut, entre engagements associatifs, actions culturelles et missions sociales. Mais il s’accompagne également de certains privilèges mis en lumière par la Cour des comptes.
En effet, Brigitte Macron dispose d’un cabinet rattaché à la présidence. Celui-ci est composé de deux collaborateurs partagés avec le chef de l’État et de deux assistantes. Leur mission consiste à gérer son agenda, préparer ses déplacements, assurer les relations avec la presse et organiser divers événements à l’Élysée.
Les dépenses de fonctionnement liées à ce cabinet s’élevaient à 292 454 euros en 2021, soit moins de 0,5 % des dépenses totales de la République. À titre de comparaison, les frais annuels de la présidence atteignent 107 millions d’euros.
Mais ce n’est pas tout : d’autres coûts, moins visibles, doivent être pris en compte. Il s’agit notamment de la masse salariale, des activités officielles et publiques de la Première dame, ainsi que des aspects liés à son image et à celle du président. Selon la Cour des comptes, un budget de 5 200 euros par mois est alloué à ces dépenses, sans compter les frais de déplacements et de représentation.
Si Brigitte Macron privilégie la voiture et le train, Emmanuel Macron a, quant à lui, effectué neuf voyages officiels en 2021, nécessitant l’affrètement de moyens aériens. Autant d’éléments qui alourdissent la facture, mais qui restent, selon la Cour des comptes, relativement modestes au regard du budget global de l’État.