Depuis près de deux décennies, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy passent chaque été dans leur villa somptueuse du Cap Nègre, un lieu mythique situé dans le Var, sur la commune du Lavandou. Nichée entre ciel et mer, cette demeure familiale offre au couple un écrin de sérénité, loin de l’agitation médiatique. Zoom sur cette propriété chargée d’histoire et jalousement protégée des regards indiscrets.
Un rituel estival devenu incontournable
Chaque été, le même rituel se répète. Après avoir profité de séjours en Italie pour savourer la dolce vita, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy rejoignent leur refuge du Cap Nègre. Cette villa, acquise par la famille Bruni en 1971, est devenue le théâtre de vacances ensoleillées depuis 2008, date à laquelle l’ancien président et l’ex-première dame ont commencé à y séjourner ensemble. Pour le couple, ce lieu incarne une parenthèse intime, loin des tumultes de la vie publique.
Un héritage familial préservé
La villa, également appelée château Faraghi, a été bâtie entre 1934 et 1937 par André Faraggi, un aviateur proche de grandes figures de l’époque, dont Marcel Dassault et Abel François Chirac, père de Jacques Chirac. Son architecture singulière, composée de deux tours massives, en fait une bâtisse unique en bord de Méditerranée. Lorsque Marisa Bruni Tedeschi, mère de Carla Bruni, l’achète en 1971, elle tombe immédiatement sous le charme de son authenticité. Elle choisit alors de conserver les éléments originaux – faïences, tomettes et mobilier – afin de préserver l’âme de la maison, tout en y apportant sa propre sensibilité artistique, notamment en accrochant des portraits d’elle jeune pianiste à La Scala.
Un intérieur chaleureux et élégant
À l’intérieur, la villa compte dix chambres spacieuses, chacune dotée d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée. L’aménagement est pensé pour accueillir de grandes réunions familiales dans une atmosphère conviviale et raffinée. Le mobilier ancien cohabite avec des touches personnelles apportées par la famille Bruni, conférant à la demeure une aura à la fois historique et vivante.
Des extérieurs dignes d’une carte postale
L’extérieur de la propriété est tout aussi impressionnant. Un vaste parc méditerranéen entoure la maison, peuplé de cyprès, de citronniers importés d’Italie et de plantes locales telles que le lin. Une piscine originale, en forme de haricot, invite à la détente, tandis que les falaises rocheuses qui bordent la villa offrent un accès privilégié à la mer. « La force de cette maison, c’est qu’elle est face au vent, dans le ciel, la mer et les arbres », confiait Carla Bruni dans un entretien. Elle compare volontiers ce refuge à un bateau, ancré et résistant face aux intempéries.
Un sanctuaire sous haute protection
Si la villa est difficile d’accès de par sa position géographique, la famille Bruni a tout mis en œuvre pour en faire une véritable forteresse. Dès l’entrée, un imposant portail électrique contrôle l’accès. Selon un reportage de Vanity Fair publié en 2013, une dizaine de gendarmes surveillent les lieux durant l’été, réduits à trois le reste de l’année. La marine nationale patrouille régulièrement aux abords du domaine afin d’éloigner les curieux. En 2012, à la fin du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, le Cap Nègre a même été classé « zone interdite temporaire ». L’ancienne dépendance destinée aux invités a été transformée en poste de sécurité. Et en 2015, une digue de 40 mètres a été autorisée, renforçant encore la protection contre les vents et les objectifs des paparazzi.
Un symbole d’intimité et de prestige
Au-delà du faste et de la sécurité, le Cap Nègre est avant tout un lieu de mémoire et de transmission. C’est ici que Carla Bruni, ses enfants et Nicolas Sarkozy retrouvent chaque année un cadre familial, loin des obligations publiques. Entre patrimoine architectural, atmosphère méditerranéenne et protection quasi militaire, cette villa incarne à la fois l’élégance discrète et la nécessité de préserver une vie privée face à l’exposition médiatique. Un équilibre délicat que l’ancien président et son épouse semblent avoir trouvé dans ce coin préservé du littoral varois.
