
Dans l’ouvrage collectif Renaud, le livre, paru le 10 octobre dernier aux éditions La Martinière, Mazarine Pingeot livre un texte empreint de nostalgie et d’émotion. Elle y replonge dans les années 1980, époque où son père, François Mitterrand, recevait parfois Renaud à déjeuner à l’Élysée. Ces moments rares et solennels ont marqué l’autrice, qui se souvient de l’atmosphère feutrée et codifiée de ces repas officiels.
« Il lui arrivait de me convier en douce, dans des déjeuners où il fallait faire attention à tout — ne pas poser les coudes sur la table, ne pas se tromper de couvert et surtout ne pas parler pour ne pas dire de bêtises », écrit-elle dans le chapitre intitulé On portait tous un bandana, les plus audacieux chaussaient des santiags. Parmi les convives choisis, Renaud, alors au sommet de sa carrière, apportait une touche de simplicité et de chaleur, fidèle à sa personnalité discrète.
Pour la jeune Mazarine, le chanteur de Mistral gagnant incarnait plus qu’un artiste à succès : il représentait la liberté, la poésie et une forme de rébellion bienveillante. Dans son texte, elle confie l’admiration sincère qu’elle lui portait : « Il faisait partie de ces artistes qui nous donnaient envie d’être libres, drôles et un peu insolents (…) Il avait ce mélange de douceur et de mélancolie qui me touchait sans que je sache pourquoi. » Au fil de son récit, Mazarine Pingeot esquisse le portrait d’un homme tendre, pudique et profondément humain — un ami de la famille, à la fois rebelle et bienveillant, témoin d’une époque où la chanson et la politique se mêlaient dans un même élan de créativité et de liberté.
Dans l’ouvrage collectif Renaud, le livre, paru le 10 octobre dernier aux éditions La Martinière, Mazarine Pingeot livre un texte empreint de nostalgie et d’émotion. Elle y replonge dans les années 1980, époque où son père, François Mitterrand, recevait parfois Renaud à déjeuner à l’Élysée. Ces moments rares et solennels ont marqué l’autrice, qui se souvient de l’atmosphère feutrée et codifiée de ces repas officiels.
« Il lui arrivait de me convier en douce, dans des déjeuners où il fallait faire attention à tout — ne pas poser les coudes sur la table, ne pas se tromper de couvert et surtout ne pas parler pour ne pas dire de bêtises », écrit-elle dans le chapitre intitulé On portait tous un bandana, les plus audacieux chaussaient des santiags. Parmi les convives choisis, Renaud, alors au sommet de sa carrière, apportait une touche de simplicité et de chaleur, fidèle à sa personnalité discrète.
Pour la jeune Mazarine, le chanteur de Mistral gagnant incarnait plus qu’un artiste à succès : il représentait la liberté, la poésie et une forme de rébellion bienveillante. Dans son texte, elle confie l’admiration sincère qu’elle lui portait : « Il faisait partie de ces artistes qui nous donnaient envie d’être libres, drôles et un peu insolents (…) Il avait ce mélange de douceur et de mélancolie qui me touchait sans que je sache pourquoi. » Au fil de son récit, Mazarine Pingeot esquisse le portrait d’un homme tendre, pudique et profondément humain — un ami de la famille, à la fois rebelle et bienveillant, témoin d’une époque où la chanson et la politique se mêlaient dans un même élan de créativité et de liberté.
Renaud, un nouveau départ grâce à sa fille Lolita
Trente ans plus tard, Renaud émeut toujours, mais cette fois avec la sagesse et la douceur de l’âge. Dans un entretien accordé à Paris Match le 25 septembre dernier, il s’est confié aux côtés de sa fille et manageuse, Lolita Séchan. Ensemble, ils ont évoqué son long combat contre l’alcool — une épreuve qu’il a surmontée non sans difficultés.
Après une première cure en 2019, le chanteur a connu des rechutes, aggravées par la perte de son frère Thierry et de sa mère. C’est finalement grâce au soutien indéfectible de Lolita qu’il a retrouvé la force de se reconstruire. Elle a pris l’initiative de l’accompagner en Suisse pour suivre une nouvelle cure et un protocole strict. Un tournant décisif dans sa vie.
« Il est temps de tout recommencer », confiait alors sa fille. Et Renaud a tenu promesse : « Je n’ai plus rien touché depuis quatre ans », a-t-il affirmé avec fierté. Aujourd’hui âgé de 72 ans, il vit une période d’apaisement et de sérénité, entouré de ceux qu’il aime.
Cette renaissance, portée par l’amour filial et la volonté de se réinventer, fait écho à l’image que Mazarine Pingeot gardait de lui : celle d’un homme vrai, fidèle à sa sensibilité, et plus que jamais en paix avec lui-même et son histoire.
Renaud, un nouveau départ grâce à sa fille Lolita
Trente ans plus tard, Renaud émeut toujours, mais cette fois avec la sagesse et la douceur de l’âge. Dans un entretien accordé à Paris Match le 25 septembre dernier, il s’est confié aux côtés de sa fille et manageuse, Lolita Séchan. Ensemble, ils ont évoqué son long combat contre l’alcool — une épreuve qu’il a surmontée non sans difficultés.
Après une première cure en 2019, le chanteur a connu des rechutes, aggravées par la perte de son frère Thierry et de sa mère. C’est finalement grâce au soutien indéfectible de Lolita qu’il a retrouvé la force de se reconstruire. Elle a pris l’initiative de l’accompagner en Suisse pour suivre une nouvelle cure et un protocole strict. Un tournant décisif dans sa vie.
« Il est temps de tout recommencer », confiait alors sa fille. Et Renaud a tenu promesse : « Je n’ai plus rien touché depuis quatre ans », a-t-il affirmé avec fierté. Aujourd’hui âgé de 72 ans, il vit une période d’apaisement et de sérénité, entouré de ceux qu’il aime. Cette renaissance, portée par l’amour filial et la volonté de se réinventer, fait écho à l’image que Mazarine Pingeot gardait de lui : celle d’un homme vrai, fidèle à sa sensibilité, et plus que jamais en paix avec lui-même et son histoire.