
Dans son nouvel ouvrage Juré, Craché (éd. Michel Lafon), coécrit avec Marc-Olivier Fogiel et dont Paris Match a révélé plusieurs passages ce jeudi 25 septembre, Éric Dupond-Moretti se livre comme rarement, notamment sur sa relation avec la chanteuse Isabelle Boulay.
Pour ce livre disponible en librairie dès ce jeudi, l’ancien garde des Sceaux revient longuement sur son parcours politique et les bouleversements qui ont marqué ces dernières années. Parmi les révélations faites dans les extraits dévoilés par Paris Match, il évoque également son histoire d’amour avec Isabelle Boulay, avec laquelle il partage sa vie depuis 2016. Lorsque, le 6 juillet 2020, il est nommé ministre de la Justice sous la présidence d’Emmanuel Macron — un poste qu’il occupera jusqu’en septembre 2024 — la chanteuse, avec qui il s’est pacsé en 2021, n’aurait pas accueilli cette nomination avec un enthousiasme débordant.
« Je sens bien qu’elle n’est pas transportée de joie à l’idée que notre quotidien soit autant bouleversé. Mais elle sait que j’ai toujours respecté sa carrière artistique et, en retour, elle respecte mon choix, ce dont je lui serai éternellement reconnaissant », confie-t-il dans son livre. L’ancien ministre admet aussi s’être interrogé sur les raisons de sa nomination. « Tout est à construire, et c’est vertigineux ! Je suis pris de panique mais je n’ai pas le temps de m’attarder », écrit-il. Durant ces quatre années intenses, il a toutefois pu compter sur le soutien précieux d’Isabelle Boulay.
Éric Dupond-Moretti quitte le gouvernement : Isabelle Boulay “soulagée”
Si la chanteuse est toujours restée présente à ses côtés, Éric Dupond-Moretti avait déjà reconnu que son départ du ministère avait apporté un certain apaisement à leur couple. Invité du Journal inattendu sur RTL en juin dernier, il expliquait qu’Isabelle Boulay avait ressenti une forme de « soulagement » en le voyant refermer ce chapitre politique.
« Et en même temps, elle a toujours été extrêmement respectueuse de mes décisions, comme je le suis des siennes. Nous avons su garder une frontière entre nos métiers », précisait-il. Il ajoutait que depuis la fin de ses fonctions ministérielles, leur relation avait retrouvé davantage de temps partagé. « Le ministère, ce sont quatre années où l’on se voyait forcément beaucoup moins. »
Il se remémore également les années où il exerçait comme avocat, période durant laquelle il pouvait partir le vendredi pour Montréal et revenir dès le lundi : « Isabelle venait… disons que c’était déjà une organisation, mais cela restait gérable. Devenir ministre a tout rendu bien plus complexe. » L’avocat souligne enfin la grande compréhension de sa compagne, qui n’a jamais tenté d’interférer dans ses obligations professionnelles, malgré les contraintes que celles-ci imposaient à leur vie commune.