
Survenu dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, l’incendie du Constellation, bar de nuit situé à Crans-Montana en Suisse, a provoqué un drame d’une ampleur inédite. Le sinistre a fait plusieurs dizaines de blessés, une centaine de morts et de nombreux disparus. Parmi eux, Arthur, 16 ans, que sa mère Laetitia recherche sans relâche. Alors qu’une infime chance laisse encore espérer qu’il soit vivant, la mère de famille a exprimé sa colère face au silence des autorités, lors d’une intervention sur BFMTV.
Le bilan continue en effet de s’alourdir alors que les dégâts causés par l’incendie, déclenché en pleine nuit de la Saint-Sylvestre, font toujours l’objet d’analyses approfondies. Pour les familles des victimes, l’épreuve est insoutenable. L’angoisse est d’autant plus vive pour les proches des disparus, qui ignorent encore si leurs enfants ont pu échapper aux flammes. Laetitia fait partie de ces parents suspendus à la moindre information : son fils Arthur pourrait être l’un des « cinq humains non identifiés » actuellement hospitalisés. Un espoir ténu, rendu presque insupportable par le manque de communication officielle.

Ce samedi 3 janvier 2026, alors que son fils est porté disparu depuis trois jours, Laetitia a pris la parole, visiblement épuisée. « Nous, les parents, on commence à être fatigués, agacés. On sent que les informations ne sont pas toutes justes, et la colère commence à monter », confiait-elle. Selon elle, ce silence serait motivé par la peur de nourrir de faux espoirs. « Nous sommes plus de trente parents à chercher nos enfants. Nous savons qu’il n’y en a que cinq qui pourront être retrouvés vivants. On est lucides. Mais ces cinq jeunes sont seuls, dans un lit d’hôpital, avec des souffrances atroces. Ils ont besoin d’avoir leurs proches à leurs côtés, d’entendre la voix de leur maman », a-t-elle insisté, la voix brisée.
Évoquant le sort de son fils, Laetitia a laissé éclater son désarroi. « Si mon Arthur est là, s’il décède dans quelques jours dans un hôpital et que j’apprends qu’il est mort seul alors qu’il était arrivé vivant, comment pourrais-je vivre avec ça ? », a-t-elle lancé, les larmes aux yeux. Pour elle, l’idée qu’il ait pu être transféré vivant, sans pouvoir lui parler une dernière fois, est tout simplement inconcevable.
Incendie à Crans-Montana : des victimes françaises recensées
Deux jours après le drame qui a frappé le Constellation, lequel célébrait ce soir-là les dix ans de son inauguration lors d’un réveillon particulièrement bondé, Crans-Montana est plongée dans le deuil. Le dernier bilan fait état de 40 morts et 119 blessés, dont plusieurs ressortissants français. Les autorités indiquent également que neuf personnes ne sont toujours « pas localisées ». En attendant, les avis de recherche se multiplient sur les réseaux sociaux.
Ce samedi 3 janvier, la police cantonale du Valais a annoncé l’identification de quatre victimes suisses, dont deux mineurs. « L’important travail d’identification mené par la police cantonale valaisanne, le DVI (Disaster Victim Identification) et l’Institut de médecine légale a permis d’identifier deux Suissesses de 21 et 16 ans ainsi que deux Suisses de 18 et 16 ans », a précisé la police dans un communiqué cité par Le Monde. Pendant ce temps, pour des dizaines de familles, l’attente et l’angoisse demeurent.
💬 "Si j'apprends que (mon Arthur) est décédé seul, comment je pourrais vivre avec ça?"
— BFM (@BFMTV) January 3, 2026
La colère d'une mère qui cherche son fils disparu après l'incendie de Crans-Montana pic.twitter.com/kPo7V1ZwLG
Sources :
- BFMTV, le 3 janvier 2026.
- « Je n’arrête pas de chercher mon fils » : la détresse de cette mère après l’incendie mortel à Crans-Montana – Le Huffington Post, le 2 janvier 2026.
- Incendie de Crans-Montana : quatre premiers morts identifiés, dont deux mineurs ; 16 blessés français recensés – Le Monde, le 3 janvier 2026.