
À quelques jours de célébrer ses 75 ans, le 30 janvier prochain, Phil Collins a accepté de se livrer sans détour sur son état de santé. Dans une interview accordée à Zoe Ball pour BBC Radio 2, diffusée ce dimanche 18 janvier, l’icône de la musique britannique a fait des confidences bouleversantes qui ont profondément touché ses fans à travers le monde.
Depuis plusieurs années, la santé du chanteur ne cesse de se fragiliser. Aujourd’hui âgé de 74 ans, l’interprète de In the Air Tonight reconnaît traverser une période particulièrement difficile. « Vous savez, j’ai une infirmière à domicile 24 heures sur 24 pour s’assurer que je prenne correctement mes médicaments », a-t-il confié avec une sincérité désarmante. Il évoque également une succession de problèmes physiques : « J’ai eu des soucis avec mon genou… Tout ce qui pouvait mal tourner m’est arrivé. »
Lors de cet entretien, Phil Collins est aussi revenu sur son rapport à l’alcool, un sujet qu’il n’avait jusque-là abordé qu’avec pudeur. Après avoir récemment célébré deux années de sobriété, consécutives à de graves problèmes rénaux, il reconnaît avec lucidité : « J’avais probablement trop bu. » Une prise de conscience tardive, mais salvatrice pour l’artiste, qui admet avoir utilisé l’alcool comme un refuge après ses tournées. Le père de Lily Collins explique qu’il se réjouissait à l’idée de rentrer chez lui pour vivre enfin les moments simples qu’il avait manqués durant des années de concerts.
« Je me suis dit : “Ça y est, je vais enfin faire toutes ces choses que je n’ai jamais pu faire pendant les tournées” », raconte-t-il. Il confesse qu’à l’époque, il buvait même en pleine journée, s’imposant toutefois une limite en s’arrêtant chaque soir vers 18 heures. « J’en ai sans doute trop fait. Je n’étais pas ivre, même si je suis tombé plusieurs fois. Mais ce genre de choses finit toujours par vous rattraper », a-t-il admis, révélant avoir passé de longs mois hospitalisé.
Sur le plan physique, l’état de Phil Collins demeure préoccupant. Opéré du genou pour la cinquième fois en juillet dernier, conséquence directe de décennies de concerts intensifs — le dernier remontant à 2022 —, il affirme aujourd’hui ne plus avoir qu’une jambe réellement fonctionnelle. « Je peux encore marcher, mais j’ai besoin d’aide, de béquilles ou d’un appui », a-t-il expliqué, des propos rapportés par US Magazine.
Ce n’est malheureusement pas le seul combat de santé auquel il doit faire face. L’artiste a déjà subi une opération de la colonne vertébrale en 2007, puis des doigts en 2015. Il souffre également d’un diabète de type 2, à l’origine d’un abcès au pied, ainsi que d’une pancréatite. À cela s’ajoute un syndrome du pied tombant, qui complique davantage ses déplacements et son quotidien.
Ces révélations font écho à celles qu’il avait déjà partagées dans le documentaire Phil Collins: Drummer First, diffusé en décembre 2024. Dans ce film poignant, le musicien expliquait que sa pratique intensive de la batterie depuis l’âge de cinq ans avait gravement endommagé son dos au fil des décennies. « Je suis encore en train de digérer tout ça… J’ai passé toute ma vie à jouer de la batterie. Ne plus pouvoir le faire soudainement, c’est un choc », confiait-il avec émotion.
Avant d’ajouter, résigné mais lucide : « Si je ne peux plus jouer comme avant, je préfère me reposer et ne rien faire du tout. Si un jour je me réveillais capable de tenir une paire de baguettes, je rejouerais. Mais j’ai l’impression d’avoir utilisé tous mes miles. »
Des confidences rares et profondément émouvantes, qui témoignent de la fragilité d’une légende de la musique confrontée aux limites de son corps, mais toujours animée par une immense lucidité et une sincérité bouleversante.