Depuis l’officialisation de sa relation avec Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles à la mi-avril, le président du Rassemblement national s’exprime désormais plus librement sur sa vie privée. Invité sur BFMTV ce mercredi 29 avril, il a tenu à mettre les choses au clair face à ses détracteurs : sa compagne ne doit en aucun cas devenir une cible dans le débat politique.
Longtemps discret sur ses relations sentimentales, Jordan Bardella a opéré un tournant en assumant publiquement son histoire avec la princesse italienne. Après la médiatisation de leur couple dans Paris Match le 9 avril, il avait confirmé leur idylle lors d’une interview au journal de 20 heures de Léa Salamé, affirmant ne plus vouloir se cacher. Depuis, chacune de ses apparitions médiatiques s’accompagne de questions sur cette relation, preuve de l’intérêt suscité autant dans les sphères politiques que médiatiques.
Face au journaliste Guillaume Daret, Jordan Bardella a répondu aux critiques émises par Bruno Retailleau, président des Républicains, qui dénonçait une « peopolisation » de sa vie privée et l’invitait à « faire la rupture ». Une sortie qui a visiblement agacé le jeune eurodéputé. « Il est jaloux », a-t-il rétorqué, pointant une forme d’hostilité qu’il juge excessive et déplacée dans le cadre du débat démocratique.
Âgé de 30 ans, Bardella a justifié son choix de rendre publique cette relation par une volonté de mettre fin à la pression constante des paparazzis. Selon lui, cette transparence est une manière de reprendre le contrôle sur sa vie personnelle : « Nous sommes heureux et amoureux et n’avons aucune raison de nous cacher », a-t-il déclaré, tout en précisant que sa compagne ne jouerait « aucun rôle politique » à ses côtés. Une mise au point destinée à dissocier clairement vie privée et engagement public.
Dans la suite de l’entretien, Jordan Bardella a insisté sur un principe qu’il considère fondamental : le respect des proches des responsables politiques. « Ce n’est pas parce que vous partagez votre vie avec quelqu’un que vous partagez ses opinions politiques », a-t-il rappelé, appelant ses adversaires à ne pas franchir certaines limites. Il a fermement demandé que Maria Carolina soit tenue à l’écart des attaques personnelles, soulignant que les critiques devaient se concentrer sur lui seul en tant que responsable politique.
Cette prise de position s’inscrit dans une réflexion plus large sur la brutalité du débat public. Évoquant les confidences de Brigitte Macron dans La Tribune, Jordan Bardella a reconnu combien il peut être difficile de partager la vie d’une personnalité exposée. Il a exprimé sa compassion pour la Première dame, rappelant qu’elle avait été la cible d’attaques qu’il juge « insupportables et indignes », y compris à l’égard de sa famille.
Dans cette optique, le président du RN affirme défendre une certaine éthique politique, fondée sur des « codes d’honneur ». Selon lui, il est possible de s’opposer fermement à Emmanuel Macron sans basculer dans des attaques personnelles. « On peut combattre ses idées sans s’en prendre à l’homme ou à sa famille », a-t-il insisté, appelant à une élévation du débat public.
