
La mort d’Elisa Pilarski demeure entourée de nombreuses zones d’ombre. Cinq mois après la découverte du corps de la jeune femme, retrouvé mutilé dans la forêt de Retz le 16 novembre 2019, personne n’est encore en mesure d’établir avec certitude les circonstances exactes de son décès.
Selon le procureur de la République de Soissons, sa mort serait due à des « morsures d’un ou, plus vraisemblablement, de plusieurs chiens ». Si Christophe Ellul, son compagnon, met en cause les chiens d’un équipage de chasse à courre présent dans le secteur au moment du drame, plusieurs éléments semblent plutôt désigner l’un des chiens du couple.
Quelques mois avant le drame, Elisa Pilarski avait déjà été conduite aux urgences après avoir été mordue par son chien Curtis. À l’époque, son compagnon avait expliqué qu’elle avait été attaquée par un chat. Pourtant, plusieurs témoignages décrivent un animal au comportement agressif. D’après Le Parisien, le chien aurait même, ce soir-là, « tenté de mordre la sœur de Christophe Ellul, n’attrapant finalement que son manteau, qu’elle avait dû retirer pour s’en débarrasser ».
La question de la race de Curtis continue également de susciter des interrogations. Selon certains médias, le chien provenait d’un élevage néerlandais et avait été acheté en même temps qu’un autre animal du couple, nommé Drago. Christophe Ellul l’avait d’abord présenté comme un American Staffordshire Terrier, avant d’affirmer qu’il s’agissait d’un croisement entre un whippet et un Patterdale Terrier. Toutefois, selon TF1, Curtis serait un Pitbull, une race considérée comme dangereuse et interdite en France.
Un chien dressé à mordre
Si Curtis était effectivement un chien dangereux, le couple Pilarski-Ellul avait également participé à son entraînement à la morsure dans le cadre de compétitions spécialisées. Trois mois avant le décès d’Elisa Pilarski, l’animal avait été inscrit à plusieurs concours de « mordant sportif » réservés aux « American Pitbull », des épreuves qu’il aurait d’ailleurs remportées.
Dans l’attente des conclusions définitives de l’enquête, le chien a été placé à la fourrière de Beauvais où il a mordu une bénévole chargée de s’occuper de lui, quelques jours seulement après les faits. Alors qu’elle le promenait en laisse, le molosse, décrit au départ comme calme, aurait soudainement changé de comportement et fait preuve d’une grande agressivité.