
Face à une occupation qu’il estimait impossible à résoudre rapidement, un éleveur belge a choisi une méthode aussi surprenante que controversée. Après l’installation de plusieurs caravanes sur un terrain qu’il exploite, il a décidé de laisser circuler son taureau à proximité du site. Son initiative a rapidement suscité de nombreuses réactions et relancé le débat sur les occupations temporaires de terrains privés.
À Boussu, dans la province du Hainaut, un différend autour de l’occupation d’une parcelle agricole a pris une tournure inattendue. Au début du mois de septembre, un agriculteur découvre que plusieurs caravanes se sont installées sur un terrain qu’il loue pour les besoins de son exploitation.
Estimant que les procédures administratives et judiciaires prendraient trop de temps, il décide de réagir à sa manière. Son choix attire rapidement l’attention des médias et des internautes.
Une exploitation fortement perturbée par l’occupation du terrain
Selon le témoignage de l’éleveur rapporté par plusieurs médias belges, c’est un commerçant du quartier qui l’informe de l’arrivée des caravanes sur la parcelle qu’il utilise dans le cadre de son activité professionnelle.
Lorsqu’il se rend sur place, il constate que le cadenas fermant l’accès au terrain a été forcé. Les véhicules occupent désormais la zone bétonnée, compliquant considérablement le fonctionnement quotidien de son exploitation.
L’agriculteur explique qu’il ne peut plus accéder normalement à certaines parties de son terrain. Cette situation l’empêche également de rejoindre facilement ses pâtures afin de nourrir son troupeau.
Cette nouvelle occupation lui rappelle un précédent épisode survenu deux ans plus tôt. Après le départ des occupants, il affirme avoir dû consacrer plusieurs jours au nettoyage du site avec l’aide de plusieurs personnes.
Selon son estimation, près de 40 mètres cubes de déchets avaient alors été évacués, laissant un souvenir particulièrement difficile.
Face à cette nouvelle situation, il contacte les autorités locales afin de demander une intervention.
La commune lui indique toutefois qu’aucune évacuation immédiate ne peut être décidée sans une décision de justice. Les forces de l’ordre lui confirment également que la procédure judiciaire constitue l’étape obligatoire dans ce type de dossier.
Estimant ne disposer d’aucune solution rapide, l’éleveur décide alors d’adopter une initiative inhabituelle.
Ferdinand, un taureau de 700 kg au cœur de la polémique
Le taureau, prénommé Ferdinand, vit habituellement dans une prairie voisine avec les autres animaux de l’exploitation.
L’agriculteur choisit simplement de lui laisser l’accès à cette partie du terrain. Selon lui, son intention est avant tout de rappeler qu’un animal de cette taille représente un danger potentiel si des personnes s’en approchent sans les précautions nécessaires.