Engagée depuis longtemps sur la question de la fin de vie, Mireille Dumas s’exprime ouvertement sur son souhait de mourir dans la dignité. À 73 ans, la journaliste a déjà fait connaître ses volontés à son entourage.
Mireille Dumas ne se sépare d’ailleurs jamais d’une carte très particulière. Il s’agit de celle de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité.
Invitée de Piquantes sur Téva le 23 mai dernier, l’ancienne animatrice de Vie privée, vie publique a évoqué ses choix. Elle a notamment expliqué ce qu’elle souhaitait si un accident devait un jour la plonger dans l’inconscience.
Mireille Dumas a prévenu tous ses proches
Face à l’humoriste Nicole Ferroni, aux commandes de l’émission, Mireille Dumas a parlé sans détour. Elle milite depuis plus de trente ans pour le droit de mourir dans la dignité.
La journaliste garde ainsi toujours sur elle sa carte de l’association qui porte ce combat. Par ailleurs, ses proches connaissent parfaitement ses consignes.
« Tous les gens que j’ai autour de moi le savent », a-t-elle assuré sur le plateau.
Mireille Dumas a ensuite décrit précisément la situation qu’elle refuse de vivre. Elle a notamment évoqué l’hypothèse d’un accident qui la laisserait dans un état d’inconscience.
« S’il m’arrive un pépin et que je doive rester dans un état où je ne suis pas consciente, j’ai demandé à ce qu’on abrège ma vie », a-t-elle déclaré.
Ainsi, à 73 ans, l’ancienne animatrice a déjà réfléchi aux conditions dans lesquelles elle souhaite vivre ses derniers moments. Son entourage est également informé de sa décision.
Une prise de parole avant l’adoption d’une loi
Les déclarations de Mireille Dumas ont précédé de quelques semaines une évolution législative importante. Le 15 juillet dernier, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi sur le droit à l’aide à mourir.
Le texte a obtenu 291 voix pour et 241 contre. Ensuite, Gérard Larcher et Sébastien Lecornu ont saisi le Conseil constitutionnel.
Le 14 août dernier, celui-ci a validé le texte avec quelques réserves. Cette évolution intervient donc dans un contexte où Mireille Dumas défend cette cause depuis plusieurs décennies.
Toutefois, ses convictions sur la fin de vie ne viennent pas uniquement de son engagement associatif. Elles trouvent également leurs racines dans son histoire familiale.
Une conviction transmise par sa mère
Mireille Dumas explique avoir notamment hérité cette vision de sa mère, aujourd’hui disparue. Toutes deux parlaient régulièrement de la fin de vie.
Sa mère lui répétait notamment que chacun devait pouvoir disposer de son propre corps. Une idée qui a profondément marqué la journaliste.