
Avant de partir, une inquiétude revenait régulièrement : la solitude. S’installer à seulement 32 ans dans un village comptant 18 habitants représentait un changement considérable.
« J’ai toujours pensé : je vais être plus seul que jamais », reconnaît-il.
Son entourage ne l’a pas toujours rassuré. Plusieurs personnes lui faisaient remarquer qu’il était encore jeune pour abandonner la vie urbaine.
Les remarques concernant sa future vie sociale et sentimentale étaient également nombreuses.
« On me répétait sans cesse : “tu seras seul”, “tu ne trouveras pas de partenaire”, “tu es trop jeune pour quitter le nid” ; alors j’ai sans cesse repoussé l’échéance », raconte-t-il.
Ces inquiétudes l’ont donc longtemps empêché de franchir le pas. Pourtant, avec le temps, Ibon a réalisé qu’il appréciait également sa propre compagnie.
Il a alors compris qu’aucun obstacle majeur ne l’empêchait réellement d’essayer cette nouvelle manière de vivre.
Son rêve d’enfant pouvait enfin commencer à devenir réalité.
Depuis longtemps, il imaginait une maison entourée d’une prairie, avec des animaux, des arbres fruitiers et un potager. C’est précisément ce projet qu’il tente désormais de construire dans les Asturies.
À 32 ans, Ibon Berasategui a donc échangé les prix élevés et l’agitation de Saint-Sébastien contre la tranquillité d’un village de seulement 18 habitants.
Son expérience montre également l’écart considérable qui peut exister entre le coût de la vie dans certaines grandes agglomérations et celui de petites communes rurales.
Entre un marché immobilier plus accessible dans certaines zones, une facture d’eau annoncée à seulement 5 euros par an et un voisin qui dépenserait moins de 20 euros par mois en électricité, son nouveau quotidien est très éloigné de celui qu’il connaissait auparavant.
Il lui reste maintenant à terminer la transformation de son ancienne étable. Une fois les travaux achevés, Ibon pourra pleinement profiter de cette vie dont il rêvait depuis son enfance : une maison à la campagne, entourée de nature, loin du bruit et des prix élevés de la grande ville.