
Par ailleurs, le Saint-Siège aurait décliné la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur. Un dîner ou un déjeuner d’État aurait aussi été proposé.
Cependant, ces options n’auraient pas été retenues. À quelques jours de la venue de Léon XIV, ces différents choix ont donc suscité des interrogations.
Afin d’éviter toute polémique, le cabinet d’Emmanuel Macron a souhaité clarifier la situation. Il a notamment répondu aux rumeurs concernant de possibles tensions diplomatiques.
L’Élysée répond aux rumeurs de tensions
Sur ce point, le cabinet du chef de l’État s’est montré catégorique. « Il n’y a aucun sujet de tensions », a-t-il affirmé.
Ensuite, l’Élysée a expliqué pourquoi le protocole habituel d’une visite d’État avait été adapté. Selon le cabinet présidentiel, ce format convenait peu au déplacement du pape.
« Il est apparu évident dès les premières discussions que le modèle de visite d’État habituellement proposé était peu adapté au pape. Notamment pour tout ce qui concerne le protocole militaire. (…). Dès les premières conversations, nous sommes donc partis sur d’autres scénarios. »
D’après ces explications, les adaptations ont donc été envisagées dès le début des discussions. Elles ne résultent pas d’un changement soudain dans les relations entre les deux parties.
Ces éléments ne signifient donc pas une brouille entre Paris et le Vatican. Ils illustrent plutôt une différence de conception concernant certains aspects du déplacement.
Un voyage qui semblait difficile à organiser
La venue de Léon XIV en France est désormais très attendue. Pourtant, ce voyage apostolique semblait initialement impossible à organiser.
En effet, l’agenda pontifical était déjà saturé jusqu’en 2028. Il paraissait donc difficile d’y intégrer rapidement un déplacement de quatre jours en France.
Toutefois, l’intervention de Jean-Marc Aveline a changé la donne. Le cardinal est archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France.
Comme l’a révélé La Tribune Dimanche le 13 septembre dernier, le prélat est intervenu directement. Il s’est adressé au secrétaire particulier du pape.