Boulimie : “Je n’étais pas une personne sans volonté”, après des années de régimes, Sophie raconte son combat et sa guérison

« Je n’étais pas condamnée à grossir. J’avais un trouble alimentaire. Et surtout, il existait des solutions. »

Accepter cette réalité ne fut pourtant pas simple. Il a d’abord fallu accepter l’obésité, puis reconnaître la boulimie. Des mots lourds à entendre et encore plus difficiles à prononcer.

« Le regard des autres me renvoyait toujours la même idée : avec un peu de discipline et du sport, je pouvais régler ça. »

Avec sa psychologue, Sophie commence alors un véritable travail intérieur. Peu à peu, elle comprend que son rapport à la nourriture est profondément lié à ses émotions et à son hypersensibilité.

« Nous avons analysé ce qui déclenchait mes crises, les émotions que j’essayais d’étouffer, et pourquoi certains aliments me procuraient un sentiment de réconfort immédiat. »

Comme beaucoup de personnes souffrant d’addictions, elle vivait cela dans la solitude. Les crises arrivaient souvent lorsqu’elle était seule.

« On pense manger pour aller mieux, mais au fond, cela creuse encore davantage la souffrance et le mal-être. »

Avec le temps, Sophie apprend à identifier ses émotions plutôt qu’à les enfouir. Un chemin long et difficile, mais essentiel.

« J’ai compris que je pouvais guérir. À partir du moment où l’on reprend conscience de ce que l’on mange et de ce que l’on ressent, quelque chose change profondément. »

Aujourd’hui, elle encourage toutes les personnes vivant la même situation à se tourner vers des professionnels et à pratiquer l’alimentation en pleine conscience.

« Comprendre les raisons de nos comportements, c’est déjà commencer à guérir. »

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