
Les équidés doivent notamment pouvoir accéder en permanence à une alimentation et à de l’eau en quantité suffisante.
Ces précautions sont d’autant plus importantes lorsque les animaux vivent à plus de 1 000 mètres d’altitude et sont exposés à des conditions climatiques parfois difficiles.
Un cheval se précipite sur l’eau et la nourriture
La présidente de CHEVAL ESPOIR 38 a également témoigné de l’état dans lequel les animaux ont été récupérés.
Son récit illustre la gravité de la situation.
Le cheval le plus amaigri se serait immédiatement précipité sur la nourriture et l’eau mises à sa disposition.
Selon son témoignage, il aurait bu plus de 70 litres d’eau d’un coup.
L’association évoque également différentes pathologies touchant les animaux.
Sa présidente a fait part de son incompréhension face à la situation dans laquelle ils avaient été découverts.
La difficulté d’accès au terrain compliquait par ailleurs l’acheminement des quantités de nourriture nécessaires.
L’association réclame une compensation
La prise en charge des chevaux a également entraîné des dépenses importantes pour l’association.
Son avocate a donc demandé une compensation financière destinée notamment à couvrir les frais de pension.
Elle a également insisté sur la nécessité d’obtenir une décision judiciaire permettant de protéger durablement les animaux.
Selon elle, de simples mises en demeure peuvent se révéler insuffisantes lorsqu’elles ne sont pas suivies d’effets.
Lors de l’audience, le procureur a requis deux mois de prison avec sursis à l’encontre de Catherine.
Une amende de 9 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis, a également été requise.
Des antécédents évoqués devant le tribunal
Un autre élément a été présenté au cours de la procédure.
Selon le dossier, Catherine aurait déjà été concernée par plusieurs procédures similaires au cours des quinze années précédentes.
Ces antécédents ont été pris en compte dans les réquisitions du parquet.
Le procureur a notamment demandé qu’elle se voie interdire de détenir des chevaux pendant cinq ans.