
VIDÉO – Dans un documentaire diffusé ce dimanche 7 juin, nos confrères de France 5 se sont penchés sur les rumeurs transphobes visant Brigitte Macron. Des allégations auxquelles Jean-Michel Trogneux, le frère de la Première dame, n’a jamais souhaité répondre. Voici les raisons avancées.
Depuis son arrivée à l’Élysée, Brigitte Macron a régulièrement fait l’objet de rumeurs. Certaines l’ont toutefois davantage touchée que d’autres. En 2021, une théorie a commencé à circuler affirmant que l’épouse d’Emmanuel Macron serait en réalité un homme et que sa véritable identité serait Jean-Michel Trogneux. Pourtant, ce dernier est bel et bien son frère. Dans un nouvel épisode de la série documentaire La fabrique du mensonge, diffusé ce dimanche 7 juin sur France 5, les journalistes reviennent sur cette théorie controversée qui a visé la Première dame. « On sait juste que c’est destiné à blesser et atteindre une femme dans ce qu’elle peut avoir de plus intime. C’est honteux et c’est un peu triste aussi », résume la journaliste Ava Djamshidi.
Également concerné malgré lui par cette affaire, Jean-Michel Trogneux n’a jamais souhaité prendre publiquement la parole à propos de ces rumeurs visant sa sœur. « Il y a un Jean-Michel Trogneux qui existe vraiment, qui habite Amiens, qui est le frère officiel de Brigitte Macron mais qui est d’une très très grande discrétion », souligne Emmanuelle Anizon, journaliste au Nouvel Obs, dans ce documentaire consacré à la Première dame. Bien qu’il préfère rester loin de l’exposition médiatique, Jean-Michel Trogneux était présent à l’Élysée lors de l’investiture d’Emmanuel Macron en 2017. Malgré cela, il a toujours refusé de commenter cette affaire : « Reste la question de pourquoi s’est-il tu ? On peut simplement penser que Jean-Michel Trogneux n’a pas envie d’aborder ce sujet et qu’il ne souhaite clairement pas se retrouver devant les caméras ou les micros », estime Emmanuelle Anizon.
Brigitte Macron, ses 7 petits-enfants confrontés aux rumeurs transphobes : “Ça l’affecte énormément”
En octobre dernier, le tribunal correctionnel de Paris a examiné l’affaire concernant dix personnes poursuivies pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. À l’origine de cette procédure : une fausse information apparue le 10 décembre 2021 après la diffusion sur X d’une vidéo réalisée par une médium utilisant le pseudonyme d’Amandine Roy. Celle-ci affirmait que la Première dame serait née homme sous le nom de Jean-Michel Trogneux, qui est en réalité son frère. Si l’épouse du président n’a pas assisté au procès, elle a néanmoins fait transmettre un message par son avocat dès l’ouverture des audiences. Sa fille cadette, Tiphaine Auzière, avocate, a également choisi de prendre sa défense.
Lors de son témoignage, la fille de la Première dame a apporté des précisions sur les conséquences de ces rumeurs au sein de leur famille, comme l’a rapporté Ouest-France. Selon Tiphaine Auzière, sa mère vit depuis plus de quatre ans dans un état d’alerte permanent. Cette situation aurait provoqué chez Brigitte Macron une véritable « anxiété quotidienne », alimentée par la crainte de voir ses proches, et en particulier ses sept petits-enfants, être eux aussi confrontés à cette haine. « Ils entendent les rumeurs. C’est quelque chose qui l’affecte énormément. (…) Je ne souhaite ce qu’elle vit à personne », a-t-elle déclaré à la barre.