
C’est en raison de ce mécanisme que Roland Blaudry, après avoir passé plus de vingt ans derrière les barreaux, a pu solliciter une libération à l’issue de sa période de sûreté, conformément aux dispositions prévues par la loi.
Cette situation reste toutefois très difficile à comprendre pour les proches de Karine Jambu. Beaucoup estiment que les conséquences psychologiques des violences subies par les victimes perdurent bien au-delà de la durée d’incarcération de leur agresseur. Ils considèrent que ce type de décision judiciaire ravive inévitablement des traumatismes anciens.
Laurence Brunet-Jambu, la tante de Karine, qui l’a accompagnée tout au long de cette épreuve, s’est elle aussi exprimée sur cette décision. Selon elle, cette libération replonge sa nièce dans une profonde inquiétude et lui donne le sentiment que son passé continue d’influencer son présent. Elle affirme que la reconstruction d’une victime est un processus extrêmement long et que ce type d’annonce peut remettre en cause des années d’efforts.
Les proches de Karine regrettent également que Roland Blaudry n’ait, selon eux, jamais manifesté de véritables regrets au fil des années. Ils estiment que cette absence de remords rend la situation encore plus difficile à accepter pour les victimes et leurs familles. À leurs yeux, la souffrance endurée n’a jamais été pleinement reconnue, ce qui contribue aujourd’hui au sentiment d’incompréhension et d’injustice ressenti par ceux qui ont traversé cette affaire.