
La boxeuse Imane Khelif a été au centre de l’attention durant toute la période olympique. Victime de propos transphobes, elle réagit enfin.
De nombreux athlètes ont fait les gros titres pendant la période olympique. Malheureusement, ils n’ont pas tous fait parler d’eux grâce à leurs performances. Certains ont été impliqués dans diverses polémiques. La boxeuse Imane Khelif, par exemple, a été la cible de violentes attaques transphobes après son combat contre Angela Carini en huitième de finale des moins de 66 kg. Suite à l’abandon de l’Italienne, des internautes ont accusé l’Algérienne de ne pas être une femme. Même Donald Trump s’est exprimé sur cette affaire.
Imane Khelif réagit aux propos de Donald Trump et consorts
En pleine campagne présidentielle, l’homme politique américain a promis qu’il “exclurait les hommes des compétitions de femmes” s’il était élu en novembre prochain. Des mots qui ont visiblement blessé la principale concernée. Invité à la télévision, la sportive s’est ainsi confiée : “J’ai vu que de grandes personnalités comme Donald Trump m’avaient comparée à un homme et cela m’a fait extrêmement mal. Je n’ai pas compris cet acharnement et toute cette haine. J’ai eu peur, mais je me suis relevée“. Une prise de parole qui a suscité de vives réactions.
J.K. Rowling et Elon Musk s’en prennent à la boxeuse
Malheureusement, l’ancien président des États-Unis n’est pas le seul à avoir attaqué Imane Khelif. En effet, l’auteure de Harry Potter, J.K. Rowling a également publié plusieurs messages visant l’athlète sur X (anciennement Twitter). “Quelqu’un atteint de troubles du développement sexuel ne peut pas changer la façon dont il est né, mais il peut choisir de ne pas tricher, il peut choisir de ne pas prendre de médailles aux femmes, il peut choisir de ne pas causer de blessure“, a-t-elle écrit. Elon Musk, quant à lui, a aussi partagé son point de vue sur le réseau social.
Une plainte pour cyberharcèlement déposée
Face à ces nombreuses remarques, la boxeuse a donc pris la décision de contre-attaquer et de porter plainte pour cyberharcèlement. Dans une récente interview accordée au magazine Variety, Nabil Boudi, l’avocat de la plaignante, a d’ailleurs indiqué que “l’enquête pénale déterminera qui a été à l’initiative de cette campagne misogyne, raciste et sexiste, mais devra aussi s’intéresser à celles et ceux qui ont alimenté ce lynchage numérique“. Pour rappel, Le Comité international olympique avait bel et bien estimé qu’Imane Khelif pouvait participer aux Jeux dans le tournoi féminin. Cependant, la Fédération internationale de boxe (IBA) affirme que cette dernière n’a pas réussi un test destiné à confirmer son genre.