
Cloé, habitante du Xe arrondissement de Paris, a vu son immeuble être dégradé en marge de la manifestation du 17 octobre 2026. Quelques jours après les événements, elle a raconté ce qu’elle avait vécu.
Plusieurs incidents ont été signalés en marge des rassemblements. Des commerces ont été pillés, des vitrines ont été brisées et certains immeubles ont subi des dégradations.
Dans plusieurs quartiers, des habitants se sont donc retrouvés directement confrontés aux violences.
C’est notamment le cas de Cloé.
La jeune femme réside dans le Xe arrondissement de Paris, à proximité de la place de la République. Son quartier a été particulièrement exposé aux tensions.
Invitée dans un numéro spécial du Forum BFMTV, présenté par Maxime Switek, elle est revenue sur cette journée.
L’émission était consacrée aux pillages et aux violences observés en marge des manifestations.
Face aux images, Cloé n’a pas caché son émotion.
« Rien ne justifie une telle violence », a-t-elle notamment déclaré.
Cloé raconte l’intrusion dans son immeuble
La jeune femme habite près de République.
« J’habite à République, dans une rue qui a été fortement touchée », explique-t-elle.
Son immeuble s’est retrouvé directement concerné par les incidents.
Selon son témoignage, des individus ont réussi à franchir une première porte.
« Les casseurs sont rentrés dans mon immeuble. Ils ont passé la première porte, mais ils n’ont pas eu le temps de passer la deuxième porte que la police est arrivée », raconte Cloé.
L’intervention des forces de l’ordre aurait donc empêché les personnes présentes d’aller plus loin dans le bâtiment.
Pour les habitants, la situation a néanmoins été particulièrement inquiétante.
Un immeuble représente normalement un espace privé et sécurisé. Voir des personnes forcer une entrée peut donc provoquer un important sentiment d’insécurité.
Quelques jours après les faits, l’émotion reste visible chez Cloé.
« J’ai cru vraiment mourir »
La Parisienne s’était déjà exprimée sur BFMTV peu après les incidents.
À ce moment-là, elle participait au nettoyage des dégâts dans le hall de son immeuble.
Elle avait raconté la peur ressentie pendant les événements.
Cloé avait notamment expliqué avoir été « terrorisée » par l’arrivée des individus.
Elle avait alors prononcé des mots particulièrement forts.
« J’ai cru vraiment mourir », avait-elle confié.
Sous le coup de l’émotion, elle avait également qualifié les personnes responsables des dégradations d’« animaux ».
Ces déclarations témoignent de la peur ressentie par l’habitante au moment des faits.
Elles doivent cependant être replacées dans le contexte de son témoignage. Cloé venait de vivre une intrusion dans son immeuble et décrivait son propre ressenti.