De 10 700 euros à…. ? Sébastien Lecornu prêt à baisser les salaires des ministres, il veut serrer la vis !

Elle ne remplacerait évidemment pas les mesures nécessaires pour réduire significativement les dépenses publiques.

Sébastien Lecornu avait déjà supprimé certains avantages

Cette volonté de réduire certains avantages liés aux plus hautes fonctions de l’État ne serait pas totalement nouvelle pour Sébastien Lecornu.

Le Premier ministre avait déjà décidé de revoir certains avantages accordés aux anciens chefs du gouvernement.

Depuis le 1er janvier 2026, certains avantages dont pouvaient bénéficier les anciens Premiers ministres ont ainsi été supprimés ou restreints.

La voiture avec chauffeur faisait notamment partie des dispositifs concernés.

Cette décision s’inscrivait déjà dans une volonté affichée de réduire certaines dépenses associées aux responsables politiques.

La possible baisse des rémunérations des ministres prolongerait donc cette démarche.

François Hollande avait réduit les rémunérations de 30 %

Une diminution générale des rémunérations des membres du gouvernement ne serait pas une première sous la Ve République.

Un précédent particulièrement marquant remonte à 2012.

Après son arrivée à l’Élysée, François Hollande avait décidé d’abaisser de 30 % sa rémunération ainsi que celle de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault et des membres du gouvernement.

Cette décision avait elle aussi une forte dimension symbolique.

Elle devait accompagner le discours d’exemplarité porté par le nouvel exécutif.

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Quatorze ans plus tard, le gouvernement de Sébastien Lecornu envisage donc une mesure comparable dans son principe, mais potentiellement moins importante dans son ampleur.

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La décision définitive n’est pas encore prise

Pour le moment, la prudence reste nécessaire.

Matignon a confirmé que la piste d’une réduction des indemnités était étudiée, mais aucun arbitrage définitif n’a été annoncé.

Le taux de 10 % reste donc une hypothèse.

Les modalités pourraient également évoluer avant une éventuelle décision officielle.

Il faudra notamment déterminer précisément quelles fonctions seront concernées et si les rémunérations des cabinets ministériels seront effectivement intégrées au dispositif.

Une mesure politiquement sensible

Au-delà des économies réalisées, Sébastien Lecornu semble surtout chercher à préparer le terrain politique avant les discussions difficiles autour du budget 2027.

Demander des efforts à différents secteurs tout en maintenant intactes les rémunérations des membres du gouvernement pourrait exposer l’exécutif à des critiques.

Une diminution des indemnités permettrait au contraire au Premier ministre de défendre l’idée d’un effort partagé.

Cela ne suffira pas à résoudre les problèmes de dette et de déficit, comme l’a lui-même reconnu Gabriel Attal.

Mais dans une période où chaque décision budgétaire sera scrutée, le symbole pourrait compter presque autant que l’économie réalisée.

Reste désormais à savoir si Sébastien Lecornu retiendra effectivement cette baisse d’environ 10 %, s’il choisira un autre niveau de réduction ou si la piste sera finalement abandonnée lors des arbitrages du budget 2027.