
Un immense choc a traversé le monde du septième art. Dimanche 28 décembre, les admirateurs de Brigitte Bardot ont appris avec une profonde stupeur la disparition de l’icône du cinéma français, décédée à l’âge de 91 ans. Au micro de BFMTV, le directeur de la presse de la fondation qu’elle avait elle-même créée est revenu sur les derniers instants de cette figure légendaire.
Une disparition qui bouleverse la France
Révélée dans Et Dieu… créa la femme et inoubliable dans Le Mépris, Brigitte Bardot s’est éteinte ce dimanche 28 décembre, laissant derrière elle une empreinte immense, tant dans le cinéma que dans le combat pour la protection animale. Une disparition qui a profondément ému la France. Le président de la République, Emmanuel Macron, lui a rendu hommage sur la plateforme X (anciennement Twitter), saluant « ses films, sa voix, sa gloire éblouissante, ses initiales, ses chagrins, sa passion généreuse pour les animaux, son visage devenu Marianne », avant de conclure : « Nous pleurons une légende du siècle ».
La comédienne s’est éteinte dans sa mythique propriété de La Madrague, à Saint-Tropez, lieu emblématique où elle s’était retirée depuis de longues années.
Les derniers instants de Brigitte Bardot
La Fondation Brigitte Bardot a rendu hommage à sa fondatrice en partageant sur Instagram une vidéo retraçant son parcours et son engagement sans relâche pour la cause animale. Peu après l’annonce officielle, Bruno Jacquelin, directeur de la presse et des relations publiques de la fondation, était invité sur BFMTV. Il y a livré un témoignage bouleversant sur les derniers moments de la star.
« Bernard d’Ormale, son mari, qui l’a accompagnée jusqu’au bout, était à ses côtés lorsqu’elle s’est éteinte », a-t-il confié. Avant d’ajouter avec émotion : « Il l’entendait respirer normalement. Puis, à 5h55, elle lui a murmuré doucement son petit mot d’amour, “piou piou”. Et c’était fini. » Un récit sobre, empreint de pudeur, à l’image de ces ultimes instants.
Un combat mené jusqu’au bout
Créée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot annonçait ce dimanche matin la mort de l’actrice avec une « immense tristesse », rappelant qu’elle avait volontairement renoncé à une carrière prestigieuse pour consacrer sa vie entière à la défense des animaux. Un engagement né d’un déclic survenu en 1973, alors qu’elle n’avait que 38 ans, lors du tournage de son dernier film L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise.
Sur le plateau en Dordogne, une rencontre avec une paysanne lui apprend que la chèvre qui l’accompagnait devait être abattue pour le dîner. Profondément bouleversée, celle que Serge Gainsbourg surnommait affectueusement « B.B. » décide alors d’adopter l’animal. À partir de ce jour, elle voue son existence à la lutte contre la maltraitance animale.
« En donnant ma vie aux animaux, ce sont eux qui m’ont sauvée », confiait-elle à Vogue en 2021. Fidèle à ses convictions jusqu’au bout, elle n’hésitait pas, encore en avril 2023, à interpeller Emmanuel Macron pour dénoncer « son pacte avec les chasseurs ». Peu soucieuse de plaire, Brigitte Bardot n’aura jamais cessé de vouloir être entendue. Une voix libre, désormais entrée dans l’Histoire.