
La lubrification peut être particulièrement importante dans l’eau puisque l’humidité extérieure donne parfois l’impression trompeuse que les frottements seront naturellement réduits.
En réalité, les muqueuses peuvent devenir plus sèches pendant l’activité.
Le préservatif reste nécessaire dans l’eau
Une relation sexuelle dans la mer ou dans une piscine ne protège évidemment pas des infections sexuellement transmissibles.
Le préservatif conserve donc son rôle lorsqu’il est indiqué pour les partenaires concernés.
Cependant, son utilisation dans l’eau demande davantage de précautions.
Alexandra Hubin recommande notamment de le mettre correctement avant d’entrer dans l’eau plutôt que d’essayer de le faire une fois immergé.
Il faut aussi respecter les instructions du fabricant et vérifier qu’il reste correctement positionné.
L’environnement aquatique ne doit pas conduire à négliger les méthodes habituelles de prévention des IST et des grossesses non prévues.
Eau de mer et mycoses : attention aux raccourcis
L’article d’origine évoque également un risque de mycose lié à la sécheresse et au sel.
Cette affirmation mérite toutefois d’être nuancée.
Une mycose vaginale est liée à la prolifération de levures, le plus souvent du genre Candida. L’eau de mer ne provoque donc pas automatiquement une mycose.
En revanche, les frottements, l’humidité prolongée, certains produits irritants ou le maintien d’un maillot mouillé peuvent favoriser un inconfort de la zone intime chez certaines personnes.
En cas de démangeaisons, de brûlures, de pertes inhabituelles ou de symptômes persistants, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé plutôt que de supposer automatiquement qu’il s’agit d’une mycose.
Quelques précautions peuvent éviter les mauvaises surprises
Le décor d’une plage ou les sensations procurées par l’eau peuvent donc être séduisants, mais certaines précautions restent indispensables.
Le consentement des partenaires doit évidemment être présent à chaque instant, et la douleur ou l’inconfort doivent conduire à interrompre l’activité.
Il faut également tenir compte de l’environnement : sable, rochers, galets, vagues, courants ou profondeur de l’eau peuvent transformer une situation apparemment agréable en expérience inconfortable, voire dangereuse.
La consommation d’alcool peut également diminuer la vigilance, ce qui constitue un problème supplémentaire lorsqu’une activité se déroule dans l’eau.
Entre fantasme et réalité
Avoir une relation intime au bord de la mer ou dans l’eau fait partie des fantasmes estivaux de nombreux couples.
Le cadre, la chaleur et le sentiment de sortir du quotidien peuvent effectivement contribuer à l’excitation.
Mais l’expérience réelle est souvent moins simple que ce que peuvent laisser imaginer les films.
Une eau trop froide peut modifier les sensations, tandis que l’eau elle-même peut diminuer la lubrification naturelle. Sur la plage, le sable peut provoquer des frottements particulièrement désagréables.
Enfin, la protection contre les IST reste nécessaire et le caractère public des lieux doit impérativement être pris en compte.
Quelques précautions permettent donc d’éviter que ce fantasme estival ne se transforme en mauvais souvenir. Le plus important reste de privilégier un environnement sûr et privé, une protection adaptée, suffisamment de lubrification et le confort des deux partenaires.