
Le 13 juillet, un proche de François Bayrou s’est confié dans les colonnes du Journal du Dimanche à propos des bruits persistants laissant entendre que le Premier ministre pourrait quitter ses fonctions avant même l’examen du budget.
Nommé en décembre dernier à la tête du gouvernement en remplacement de Michel Barnier – resté en poste à peine trois mois – François Bayrou peine à s’imposer. Malgré la confiance qu’Emmanuel Macron lui avait accordée, ce dernier serait aujourd’hui agacé en privé par l’inaction de son Premier ministre, comme l’indiquait L’Express le 30 juin. Désormais, l’hypothèse d’une démission dès l’automne prochain circule de plus en plus dans les coulisses du pouvoir. Le calendrier serait stratégique, juste avant l’étape clé du budget.
Une telle décision permettrait d’esquiver un possible vote de défiance. Pourtant, un proche du chef du gouvernement écarte cette option : « C’est mal connaître François, il ne fuit jamais devant l’adversité », affirme-t-il au JDD.
De son côté, un cadre des Républicains estime que Bayrou compte aller au bout de ses capacités : « Plus il peut tenir, plus il tiendra. S’il passe l’épreuve du budget, il pourrait aller jusqu’à la présidentielle de 2027. » Emmanuel Macron, quant à lui, reprocherait désormais ouvertement à son Premier ministre une forme d’inaction persistante.
Un malaise partagé au sein même de l’exécutif
Déjà, le 16 juin dans Le Nouvel Observateur, il était rapporté que le président s’étonnait du peu de rendez-vous inscrits à l’agenda de François Bayrou. Leur communication serait réduite au strict minimum, et leur relation, au sein de l’Élysée, qualifiée de « purement fonctionnelle ».
Du côté des ministres, le scepticisme domine également : plusieurs d’entre eux décrivent Bayrou comme un homme difficile à cerner, désorganisé, agissant de manière instinctive et traitant les dossiers en dernière minute.
Article écrit avec la collaboration de 6Medias