Ce dimanche 19 avril, Gabriel Attal s’est confié comme rarement lors de son passage dans l’émission Sept à Huit, face à la journaliste Audrey Crespo-Mara. À travers ce portrait intimiste, l’ancien Premier ministre a levé le voile sur des aspects très personnels de son parcours, notamment son histoire d’amour avec Stéphane Séjourné, qu’il décrit sans détour comme « l’homme de [sa] vie ».
À l’occasion de la sortie de son premier livre, Un homme libre, publié aux éditions de l’Observatoire, Gabriel Attal a choisi d’ouvrir une parenthèse plus intime dans sa communication. L’entretien a ainsi été l’occasion d’évoquer des moments clés de son existence : la disparition de son père, son enfance, son cheminement personnel, mais aussi son coming out, qu’il assume aujourd’hui avec sérénité.
Interrogé sur sa relation avec Stéphane Séjourné, ancien proche conseiller d’Emmanuel Macron, le ton s’est fait plus tendre. Avec un sourire discret, Gabriel Attal a évoqué un véritable coup de foudre. « Ça a été immédiat », a-t-il confié, avant de rappeler la profondeur du lien qui les unit malgré les épreuves traversées. Dans son ouvrage, il n’hésite d’ailleurs pas à qualifier Stéphane Séjourné d’« amour de sa vie », une affirmation qu’il a réitérée sans hésitation face aux caméras. Malgré les séparations et les difficultés, il dit se sentir « extrêmement chanceux » d’avoir connu une telle relation.
Mais cet entretien a également permis d’aborder un sujet plus sombre. Depuis qu’il a rendu publique son homosexualité, Gabriel Attal explique être régulièrement la cible d’attaques homophobes, notamment sur les réseaux sociaux ou par courrier. Un climat qu’il décrit comme pesant, mais auquel il refuse de céder. L’ancien chef du gouvernement affirme ainsi agir de manière ferme face à ces comportements, en engageant des poursuites judiciaires dès que cela s’avère nécessaire, en particulier lorsqu’il s’agit de menaces graves.
« J’essaie de porter plainte le plus souvent possible », a-t-il expliqué, soulignant que certaines attaques vont jusqu’aux menaces de mort. Une réalité préoccupante, qui met en lumière les dérives persistantes du débat public, mais aussi la détermination de Gabriel Attal à ne pas laisser ces actes impunis.
À travers cette prise de parole sincère, l’homme politique dévoile une facette plus humaine, entre confidences personnelles et engagement face à l’intolérance. Un témoignage rare, qui résonne bien au-delà du cadre politique.
Article écrit en collaboration avec 6Médias.
