Gabriel Attal sans filtre sur son homosexualité et “les mentalités en France”

De son côté, le gouvernement cherche à affiner le texte afin d’en renforcer les garde-fous. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a précisé le dimanche 11 mai que des ajustements seraient apportés, notamment concernant la définition de la phase avancée de la maladie et le délai de réflexion accordé aux patients. Elle affirme vouloir trouver « un équilibre », soulignant qu’« il ne s’agit pas de milliers de cas, ce sont des situations précises ». La ministre défend une procédure strictement encadrée, dans laquelle le malade doit, dans la majorité des cas, s’administrer lui-même la substance létale. L’intervention d’un professionnel de santé ne serait envisagée qu’à titre exceptionnel, tout en garantissant « la présence d’un soignant » lors de l’auto-administration.

Gabriel Attal ultra cash sur son homosexualité

Lorsque Gabriel Attal a été nommé Premier ministre à seulement 34 ans, son visage a rapidement fait le tour de la presse internationale. Au-delà de son âge, c’est surtout son orientation sexuelle qui a suscité de nombreux commentaires, parfois enthousiastes, parfois critiques, notamment dans certains médias conservateurs étrangers. En France, en revanche, le sujet est resté largement en retrait du débat public.

Les discussions se sont avant tout focalisées sur les enjeux politiques du remaniement, reléguant sa vie privée au second plan. Dans Le Parisien, Gabriel Attal s’est félicité de cette approche, estimant que « ça n’était pas du tout un sujet. Un non-événement ». Pour lui, cette discrétion médiatique témoigne d’une évolution profonde des mentalités.

« Ça veut dire que les mentalités en France ont progressé comme jamais depuis le mariage pour tous il y a dix ans », avait-il déclaré. Un constat qu’il avait déjà partagé lors de son discours de politique générale fin janvier 2024, soulignant qu’« être Français en 2024 » signifiait aussi pouvoir accéder à Matignon tout en assumant pleinement son homosexualité.

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Cette visibilité, qu’il n’avait pas initialement choisie, avait été imposée par la publication du livre Crépuscule de Juan Branco, ancien camarade de classe, que Gabriel Attal accuse aujourd’hui de harcèlement scolaire. Après ces révélations, il avait pris la parole à la télévision pour reprendre la maîtrise de son récit : « Je n’en avais jamais parlé publiquement, je n’avais pas non plus l’intention de le cacher, mais je souhaitais en parler au moment où je le voulais, de la manière dont je le voulais. »