Le gouvernement a pris mardi l’initiative d’un recul, avec la suspension de plusieurs mesures fiscales, pour tenter d’apaiser la crise de plus en plus aigüe des “gilets jaunes”, tandis qu’Emmanuel Macron était hué lors d’une visite surprise à la préfecture incendiée du Puy-en-Velay.
Le président, cible de toutes les critiques depuis la première journée de mobilisation contre la hausse des taxes sur les carburants, s’est rendu dans l’après-midi dans le chef-lieu de Haute-Loire “pour témoigner personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents” après l’incendie du bâtiment samedi lors d’un rassemblement de “gilets jaunes”. Le chef de l’Etat, dont la cote de confiance a atteint son plus bas niveau (23%, -6), selon un sondage Ifop-Fiducial, a été hué et insulté à sa sortie par une poignée de manifestants.
Englué dans une crise qui a atteint un paroxysme samedi avec des scènes de guérilla urbaine à Paris, l’exécutif a fait des concessions, espérant qu’elles suffiront à calmer la colère. Le Premier ministre Edouard Philippe, en première ligne, a décliné les trois mesures réclamées au début de la crise, et censées “ramener l’apaisement et la sérénité dans le pays”.