Le plan comprend un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l’électricité cet hiver et aucun durcissement du contrôle technique automobile avant l’été.

Ces mesures devraient entraîner un manque à gagner de près de deux milliards d’euros pour les finances publiques, équivalant à 0,1 point de PIB.
– “Unité de la Nation” –
Les organisations patronales ont salué les annonces, et appelé les manifestants à “lever les blocages”.
“Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la Nation”, a fait valoir Edouard Philippe qui a également annoncé un “large débat sur les impôts et les dépenses publiques”.
La concertation locale qui sera engagée jusqu’au 1er mars servira, a ajouté le Premier ministre, à “améliorer” et “compléter” ces mesures “d’accompagnement justes et efficaces”. “Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences”, a-t-il précisé, signifiant que le gel pourrait le cas échéant se transformer en abandon pur et simple.

Édouard Philippe doit s’exprimer une nouvelle fois mercredi à l’Assemblée, avant un débat suivi d’un vote qui n’engagera pas la responsabilité du gouvernement, tout comme jeudi au Sénat.