Dans ce contexte, le pouvoir peut chercher du réconfort dans un sondage BVA, sorti mardi soir, selon lequel sept Français sur dix considèrent qu’un report de la hausse des prix des carburants prévue au 1er janvier justifierait l’arrêt des manifestations des “gilets jaunes”.
La majorité s’efforce en tous cas de serrer les rangs: les parlementaires LREM et MoDem sont ainsi conviés le 11 décembre à l’Elysée.
Selon un conseiller de Matignon, il n’est “pas sûr que l’exécutif ait tout mis sur la table”, gardant quelques cartouches au cas où la grogne perdure, comme la suppression anticipée de la taxe d’habitation.
En attendant, la justice continue à faire son travail, alors que 412 personnes avaient été interpellées samedi rien qu’à Paris.
Treize personnes dont un mineur, soupçonnées d’avoir commis des dégradations à l’Arc de Triomphe, devaient être présentées mardi à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen.
A Tarbes et à Narbonne, huit “gilets jaunes” ont été condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme avec mandat de dépôt.
AFP