
Cependant, ses performances contre des appareils rapides sont plus incertaines.
Sa vitesse relativement faible représente un handicap évident.
Des analyses estiment ainsi que le 358 est surtout adapté aux drones, aux hélicoptères et aux aéronefs évoluant lentement et à basse ou moyenne altitude.
Face à un chasseur moderne rapide, ses possibilités d’interception sont beaucoup plus limitées.
Pourquoi cette arme intéresse autant les spécialistes ?
L’intérêt du missile 358 repose notamment sur le rapport entre sa conception et les cibles qu’il peut menacer.
Un drone militaire comme le MQ-9 représente un équipement coûteux.
Or, le 358 est présenté comme une solution relativement économique par rapport à certains systèmes antiaériens conventionnels.
Cette différence peut devenir importante dans un conflit prolongé.
Un défenseur peut chercher à utiliser des moyens moins coûteux pour menacer des équipements beaucoup plus chers.
C’est précisément l’un des enjeux de la guerre d’usure.
La valeur du 358 ne dépend donc pas uniquement de sa vitesse ou de sa puissance.
Son intérêt repose aussi sur sa capacité à rester en vol et à viser certaines catégories d’appareils.
Les États-Unis restent confrontés à une défense aérienne diversifiée
Le missile 358 ne constitue toutefois qu’une partie de la défense aérienne iranienne.
Téhéran dispose de plusieurs autres systèmes destinés à différentes catégories de menaces.
Ainsi, il serait excessif d’attribuer à cette seule arme les difficultés rencontrées par les appareils américains.
Le 358 complète plutôt un ensemble plus vaste.
Des analyses publiées durant le conflit ont néanmoins souligné son rôle contre les drones américains.
Fin juillet 2026, des sources iraniennes ont affirmé que les missiles 358 avaient été utilisés avec d’autres systèmes pour abattre des MQ-9 Reaper. Ces affirmations doivent être distinguées des bilans indépendants concernant les pertes américaines.
Une arme atypique dans l’arsenal iranien
Le missile 358 illustre finalement une stratégie différente de celle des grands systèmes antiaériens classiques.
Il n’est ni extrêmement rapide ni conçu pour remplacer l’ensemble des défenses sol-air.
Sa force réside plutôt dans sa spécialisation.
Il peut rôder, rechercher certaines cibles et menacer particulièrement les drones ou les appareils relativement lents.
Son coût et sa conception peuvent également permettre son utilisation dans une logique d’usure.
En revanche, les affirmations selon lesquelles il serait capable de neutraliser facilement les avions de chasse modernes doivent être considérées avec prudence.
Le 358 apparaît surtout comme un outil supplémentaire au sein d’une défense aérienne iranienne composée de plusieurs systèmes complémentaires. Et face aux drones américains coûteux comme le MQ-9 Reaper, cette arme atypique a démontré pourquoi elle était désormais suivie de près par les analystes militaires.