
Pour elle, être une personnalité publique n’empêche pas d’avoir des convictions.
Elle revendiquait donc le même droit à l’expression que les internautes venus commenter sa publication.
« La politique, ça nous intéresse tous », avait-elle expliqué.
Elle estimait ainsi pouvoir exprimer son opinion, tout comme ses opposants exprimaient la leur dans les commentaires.
Cependant, Marianne James ne s’était pas contentée de défendre son droit de parole.
Elle avait également expliqué pourquoi elle avait utilisé le terme « ignares » dans sa publication.
Une réponse directement adressée aux électeurs du RN
Marianne James avait ensuite développé son argumentation en évoquant l’histoire politique française.
« Si vous connaissiez bien l’histoire de la France (…) », avait-elle commencé.
Elle s’était alors directement adressée aux personnes souhaitant voter pour le Rassemblement national.
Selon elle, le parti avait profondément modernisé son image.
Elle reconnaissait notamment que Jordan Bardella incarnait une génération différente.
L’artiste avait ainsi décrit un responsable politique plus jeune et particulièrement à l’aise avec les codes de communication contemporains.
Mais elle considérait que cette transformation de l’image ne modifiait pas les origines du mouvement.
Jordan Bardella au centre de sa critique
Marianne James avait notamment évoqué l’apparence et la communication de Jordan Bardella.
« Il a changé c’est vrai : il a une coupe plus jeune, il est plus frais, il sait porter les costumes », déclarait-elle au sujet de l’image actuelle du parti.
Elle soulignait également sa maîtrise des réseaux sociaux.
« Il connaît bien les réseaux, il sait faire des selfies », poursuivait-elle.
Elle reconnaissait même que le président du RN pouvait apparaître sympathique.
Mais cette image moderne ne suffisait pas à modifier son jugement politique.
Marianne James avait alors utilisé une formule particulièrement forte : « Voilà, le diable se cache dans les détails. »
Des propos très durs sur les origines du parti
La suite de son intervention avait été encore plus virulente.
Marianne James avait établi un lien entre le parti actuel et l’histoire de l’extrême droite française.