
Une mesure fiscale pourrait modifier la situation de nombreux retraités lors des prochaines déclarations de revenus. La possible suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions fait partie des pistes évoquées dans les discussions budgétaires.
Cet avantage existe depuis 1977. Il permet de réduire le montant des pensions retenu par l’administration fiscale avant le calcul de l’impôt sur le revenu.
Sa disparition pourrait donc augmenter la facture fiscale de certains foyers. Toutefois, tous les retraités ne seraient pas touchés de la même manière.
Pourquoi l’abattement fiscal de 10 % fait débat
La fiscalité des retraités revient au cœur des discussions sur le budget de l’État. Le gouvernement cherche notamment des économies pour redresser les finances publiques.
Plusieurs pistes concernent directement les pensions de retraite. Parmi elles figure une éventuelle suppression de l’abattement fiscal de 10 %.
Pour les personnes disposant d’une petite retraite, la question est particulièrement sensible. Une hausse de l’impôt pourrait peser sur un budget déjà consacré aux dépenses du quotidien.
Le logement, l’alimentation, l’énergie ou encore la santé représentent notamment une part importante de ces dépenses.
Cependant, la suppression de l’abattement ne signifierait pas que tous les retraités paieraient automatiquement davantage d’impôt. Le résultat dépendrait de plusieurs éléments.
Le montant de la pension joue évidemment un rôle. Mais la situation familiale, les autres revenus et certains dispositifs fiscaux doivent également être pris en compte.
Comment fonctionne l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions ?
Actuellement, l’administration fiscale applique automatiquement un abattement de 10 % aux pensions de retraite déclarées.
Ce mécanisme permet de diminuer le revenu pris en compte avant les autres étapes du calcul de l’impôt. L’abattement comporte également un plafond.
Par conséquent, l’avantage accordé aux pensions les plus élevées reste limité. Son fonctionnement peut être illustré avec un exemple simple.
Prenons le cas d’un retraité qui perçoit une pension de 2 000 euros par mois. Sur une année, il reçoit donc 24 000 euros.
Avec l’abattement de 10 %, le fisc retient 21 600 euros avant de poursuivre le calcul de l’impôt. Sans cet avantage, les 24 000 euros seraient pris en compte à cette étape.
La différence atteint donc 2 400 euros de revenu imposable dans cet exemple. Cependant, cela ne signifie pas que le retraité devrait payer 2 400 euros d’impôt supplémentaire.
Pourquoi la hausse serait différente selon les retraités
Le calcul de l’impôt sur le revenu repose sur plusieurs mécanismes. Le barème progressif joue notamment un rôle essentiel.