
Ils devront également comprendre pourquoi l’incendie a pu se propager dans le bâtiment. De plus, l’enquête devra examiner les conditions dans lesquelles le sinistre s’est déclaré.
Shehbaz Sharif a demandé aux autorités de mener une enquête approfondie. Celle-ci devra notamment permettre de déterminer d’éventuelles responsabilités.
Les enquêteurs devront aussi vérifier les dispositifs de sécurité présents dans le service concerné. À ce stade, aucune conclusion définitive ne permet toutefois d’expliquer l’origine de l’incendie.
Cette catastrophe intervient alors que le Pakistan connaît régulièrement des incendies dans de grands bâtiments. Depuis longtemps, les normes de sécurité et leur application suscitent ainsi des interrogations.
Des questions autour de la sécurité des bâtiments
Les incendies restent fréquents dans les grands bâtiments du pays. Plusieurs facteurs alimentent les inquiétudes concernant leur sécurité.
Les observateurs évoquent notamment la faiblesse de certaines normes de sécurité et de construction. L’application de ces règles pose également problème dans plusieurs établissements.
Lorsque les contrôles restent insuffisants, certains bâtiments peuvent présenter davantage de risques en cas d’incendie. La prévention joue donc un rôle particulièrement important.
Les établissements hospitaliers nécessitent, quant à eux, une vigilance accrue. Ils accueillent en effet des personnes qui ne sont pas toujours en mesure d’évacuer rapidement les lieux.
Les nourrissons font partie des patients les plus vulnérables. Par conséquent, un départ de feu dans un service pédiatrique ou maternel peut rapidement devenir une situation critique.
Le personnel doit alors pouvoir intervenir immédiatement. Il doit également disposer de moyens adaptés afin de protéger les patients présents dans l’établissement.
Un autre incendie avait fait au moins 67 morts à Karachi
Le drame survenu à Islamabad intervient seulement quelques mois après un autre incendie meurtrier au Pakistan. En janvier, un feu avait ravagé un centre commercial très fréquenté de Karachi.
Cet incendie avait causé la mort d’au moins 67 personnes. Cette nouvelle catastrophe ravive donc les interrogations concernant la prévention des incendies dans les bâtiments recevant du public.
Les autorités devront notamment examiner les systèmes d’alarme. Les issues de secours et les équipements destinés à combattre les flammes devront également être vérifiés.
Ces dispositifs jouent un rôle essentiel lorsqu’un incendie se déclare. Dans un hôpital, leur efficacité devient encore plus importante en raison de la vulnérabilité de certains patients.
Pour l’heure, aucune conclusion définitive n’explique le sinistre survenu à l’hôpital PIMS d’Islamabad. L’enquête devra donc établir l’origine exacte du feu.
Elle devra également déterminer les circonstances précises du drame et identifier d’éventuelles responsabilités. Les autorités pakistanaises attendent désormais les résultats de ces investigations.
L’incendie s’est déclaré mercredi matin au troisième étage du service de santé maternelle et infantile. Les secours, la police et les autorités locales sont rapidement intervenus.
Les pompiers ont finalement réussi à maîtriser les flammes. Cependant, le bilan annoncé par les autorités reste particulièrement lourd, avec 14 nourrissons décédés.
La cause de l’incendie demeure inconnue à ce stade. À la demande du Premier ministre Shehbaz Sharif, l’enquête devra désormais faire toute la lumière sur les circonstances de cette catastrophe.