
La chanteuse a expliqué que cette inquiétude dépasse largement le cadre d’une seule affaire médiatique. Selon elle, les violences faites aux femmes et aux enfants constituent un enjeu de société majeur qui mérite une mobilisation permanente. Si certaines avancées ont été réalisées au fil des années, elle considère qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour garantir une meilleure protection des personnes les plus vulnérables.
Olivia Ruiz : « Pourquoi c’est si compliqué chez nous ? »
Au cours de son intervention, Olivia Ruiz a également pris l’exemple de l’Espagne, un pays qu’elle connaît bien et dont elle suit avec attention les évolutions en matière de protection des femmes et des enfants. Selon elle, plusieurs réformes mises en place ces dernières années démontrent qu’il est possible de faire de cette question une véritable priorité politique et sociale.
« Il suffit de regarder juste après la frontière. C’est possible de considérer les besoins sociaux d’un pays et de les faire passer avant des besoins parfois économiques ou autres. Pourquoi ce n’est pas possible chez nous ? », s’est-elle interrogée avec une certaine lassitude. Une réflexion qui traduit son incompréhension face aux différences qu’elle perçoit entre les deux pays.
Pour Olivia Ruiz, ces exemples montrent que des solutions existent lorsque la volonté politique est au rendez-vous. Elle estime que les mesures de prévention, l’accompagnement des victimes ainsi que la sensibilisation du grand public devraient bénéficier d’une attention encore plus importante afin d’éviter que de nouveaux drames ne surviennent.
Elle a ensuite conclu son intervention par une question qui résume parfaitement son indignation. « Pourquoi des mamans sont-elles obligées de se rassembler tous les lundis comme si elles n’avaient pas déjà des journées surchargées, simplement pour obtenir une réponse à une nécessité absolue ? Chaque jour, des enfants et des femmes meurent. Ça me dépasse. »
À travers ces mots, l’artiste exprime un profond sentiment d’impuissance face à une situation qu’elle juge insupportable. Son témoignage reflète également la lassitude de nombreuses familles et associations qui réclament depuis plusieurs années des réponses plus fortes pour lutter contre les violences.