
Chaque semaine, il la tatoue directement à leur domicile. Ainsi, son corps continue progressivement de se couvrir de nouveaux dessins.
Cette solution permet à Melissa Sloan de continuer à assouvir sa passion pour l’encre. Petit à petit, son partenaire transforme donc son corps en ce qu’elle considère comme sa plus belle « œuvre ».
Cependant, les conséquences de ses tatouages ne concernent pas seulement sa vie professionnelle. Selon son témoignage, ils ont également des répercussions importantes sur sa vie sociale.
Melissa Sloan raconte notamment être régulièrement exclue de certaines célébrations familiales. Elle cite, entre autres, les fêtes religieuses de Noël.
Par ailleurs, ses tatouages auraient aussi provoqué des situations difficiles concernant ses enfants. La mère de famille affirme s’être déjà vu refuser l’accès à certains spectacles scolaires.
Luke continue de la tatouer à domicile

Malgré ces expériences, Melissa Sloan continue donc de se faire tatouer. Son partenaire Luke poursuit régulièrement les séances à leur domicile.
Pour cette passionnée d’encre, cette méthode présente un avantage important. Elle peut continuer à ajouter de nouveaux dessins sur son corps sans avoir à dépenser d’argent.
Néanmoins, plus le nombre de tatouages augmente, plus son apparence devient particulière. Aujourd’hui, plus de 800 tatouages recouvrent ainsi son corps et son visage.
Selon Melissa Sloan, cette apparence explique les refus qu’elle rencontre lorsqu’elle cherche du travail. Pourtant, elle assure qu’elle accepterait un emploi si une entreprise lui donnait sa chance.
Le tatouage s’impose progressivement dans la société française
En France, le tatouage s’est largement démocratisé au fil des années. Cependant, il peut encore fermer les portes de certains secteurs professionnels.
C’est notamment le cas de l’armée, de la police ou de certains métiers en contact avec le public. Dans ces secteurs, l’apparence peut donc rester un élément important.

En septembre 2018, le journal La Croix relayait un sondage Ifop consacré au tatouage. Selon cette enquête, près d’un Français sur cinq est ou a été tatoué.
Les chiffres diffèrent toutefois selon les catégories socioprofessionnelles. Les cadres et les professions libérales se situent légèrement au-dessus de la moyenne.
Ainsi, 19 % d’entre eux sont tatoués, selon les chiffres rapportés par le quotidien. Chez les ouvriers, la proportion est beaucoup plus importante.
En effet, 38 % des ouvriers ont franchi le pas. Ce chiffre est donc deux fois supérieur à celui observé chez les cadres et les professions libérales.
Au total, un quart des actifs portent des tatouages. Le phénomène occupe donc une place importante dans la société française.
Pourtant, l’histoire de Melissa Sloan montre que les tatouages peuvent encore peser sur une recherche d’emploi. Dans son cas, leur nombre et leur présence sur son visage auraient des conséquences particulièrement importantes.
Avec plus de 800 tatouages, la mère de famille affirme subir des refus professionnels réguliers. Une situation qui la contraint aujourd’hui à dépendre entièrement des allocations pour faire vivre sa famille.