“Je remercie les fans“ : Farouk Bermouga (Victor dans Demain nous appartient) quitte la série, il s’exprime sur son départ et c’est émouvant…

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage par la suite ?

Je me considère comme un interprète. J’imagine qu’à travers ce que je transmets à l’écran et ce que je fais, les auteurs se font une idée de mon personnage. Je pense qu’il y a eu un moment où on a perdu un peu le personnage en lui faisant faire des intrigues qui frôlaient la comédie. J’ai eu une période où j’étais homme de ménage à l’hôpital, où j’étais le fantasme de Catherine Benguigui.

Je trouvais que ça ne collait pas vraiment au personnage. Donc je leur avais demandé de revenir à des choses plus basiques et je suis toujours prêt à en discuter avec eux. Victor, c’est un type qui se bagarre, qui défend ses intérêts, qu’il ait raison ou pas, c’est autre chose mais en tout cas, il est toujours sincère avec ce qu’il fait.

Comment se déroule une journée type de tournage ?

Ça dépend de combien de séquences j’ai par jour. Par exemple, je peux vous donner ma journée type d’hier. J’avais quatre séquences, dont une assez costaude. Je me faisais un peu martyriser physiquement. Donc je me suis levé à 5h du matin, j’étais sur le plateau à 8h, et je me suis préparé mentalement à aller dans certaines émotions.

Mais ça, c’est ma petite cuisine de comédien. Et puis parfois, on a des journées plus cool, et parfois, on a des journées très longues, très compliquées. Moi, la première chose à laquelle je m’astreins, c’est connaître mon texte sur le bout des doigts. Parce qu’à partir de là, je peux me laisser aller à proposer des choses. Parfois, je me trompe. Parfois, je suis dans le bon chemin. C’est un peu comme ça que je travaille.

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Qu’est-ce qui est le plus dur à tourner pour vous dans la série ?

Les choses qui sont anodines. Les choses qui ne sont que de l’exposition. Par exemple, vous avez des séquences où vous racontez quelque chose pour faire avancer l’histoire. Pour moi, c’est très chiant.

Le tournage a lieu à Sète mais vous vivez à Paris. Comment vous organisez-vous au quotidien ?

J’habite à Paris et j’ai une fille de 19 ans que j’ai besoin de voir plus que régulièrement. Donc je vis à Paris et je fais des allers-retours. On reçoit un planning trois semaines avant, on voit à quelle date on tourne. J’ai beaucoup tourné en janvier, février et mars et là, ça va s’étaler. Mais je peux vous donner un exemple, là j’ai tourné hier, je ne repars que le dimanche pour retourner lundi. Je rentrerai lundi soir. Je repartirai le jeudi pour tourner le vendredi. Je reviendrai le vendredi soir à Paris.

Pouvez-vous partager des anecdotes marquantes du tournage de la série ?

Je crois que sur ces 7 ans, les anecdotes les plus marquantes sont les scènes que j’ai faites avec Grégoire Champion, avec mon fils. Parce qu’on a créé une intimité ensemble qui fait qu’on est arrivé à ne plus avoir besoin de se parler pour se comprendre, pour jouer une séquence.

Quand on a commencé à travailler ensemble avec Grégoire, il avait 17 ans, aujourd’hui il en a 24, donc j’étais une sorte de père de jeu de substitution, et comme on travaillait énormément ensemble, on a beaucoup parlé du métier, de la façon d’aborder les scènes, la façon de jouer la comédie… Et puis, il y a des séquences avec des partenaires dont je n’ai pas l’habitude parce que je ne tourne pas beaucoup avec eux et tout d’un coup, on se découvre. Je viens de faire des scènes avec Malik Zidi récemment et j’ai pris un plaisir fou à travailler avec lui.

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