“Choc frontal de 200 km/h […] Je n’ai plus de bras gauche…”
Dans la suite du documentaire, Jean-Luc Reichmann revient sur les circonstances de l’accident, livrant un témoignage glaçant. “Je roule peut-être à 90, 100 km/h. Une personne d’un certain âge a un malaise cardiaque et me fauche dans ma file. Choc frontal de 200km/h. Le réservoir de la bécane me rentre dans le ventre, la rate explose, le capot avant se lève, me sectionne complètement le bras, je n’ai plus de bras gauche.
Je passe par dessus la voiture et j’entends une seule chose, un mec qui dit : ‘Il est mort’“, dit-il. Son ami d’enfance, Marc, s’est rendu sur les lieux de l’accident. “Jean-Luc n’était plus là. Il l’avait déjà emporté à l’hôpital. Le choc a fait qu’il a été éjecté 40 mètres plus loin […] Je regarde les chaussures de Jean-Luc. Elles sont restées au pied de cette moto. Elle est complètement détruite, il ne reste que la roue arrière, la voiture est pratiquement partagée en deux“, témoigne-t-il dans le film.
“Son visage était méconnaissable”
Son grand frère Bruno Reichmann, lui, est “tombé dans les pommes” en le voyant sur son lit d’hôpital. “C’était monstrueux. Il était tout noir, c’était un hématome. Quand je l’ai vu, je pensais qu’il était mort“, explique-t-il. “Son visage était méconnaissable“, poursuit Marc. Dans le coma, Jean-Luc Reichmann est resté un an à l’hôpital où il a subi plusieurs interventions.