
L’image avait été filmée lors d’une manifestation lycéenne. Là encore, sa diffusion à l’antenne avait provoqué des réactions.
Le médiateur de France Télévisions avait alors pris la parole pour expliquer la situation. Il avait rappelé que les journalistes ne pouvaient pas être tenus responsables des messages inscrits par les manifestants.
En revanche, cette absence de responsabilité sur le contenu des pancartes ne dispensait pas les équipes de vérifier les images avant leur diffusion.
Les journalistes doivent donc faire la distinction entre les propos tenus par les personnes filmées et leur diffusion dans un reportage. Cette vérification fait partie du travail éditorial réalisé avant le passage à l’antenne.
Quelques semaines plus tard, la diffusion de la pancarte visant Jordan Bardella a ravivé cette question. Les deux incidents concernent le même journal télévisé et des inscriptions visibles lors de manifestations.
Après ces deux épisodes rapprochés, la direction de l’information de France Télévisions a décidé de rappeler les règles aux différentes rédactions du groupe.
Un « rappel à la vigilance » a ainsi été adressé aux équipes. La consigne est claire : aucune image ne doit être diffusée sans contrôle préalable, même lorsqu’elle reste seulement quelques instants à l’écran.
Cette décision vise à éviter qu’une situation similaire ne se reproduise lors des prochains journaux télévisés.
La direction souhaite notamment renforcer l’attention portée aux images tournées dans des lieux publics. Lors des manifestations, de nombreuses pancartes peuvent apparaître dans le champ des caméras.
Leur présence dans un reportage nécessite donc une vérification attentive avant toute diffusion.
Dans le cas de Jordan Bardella, France Télévisions a reconnu que le message menaçant n’aurait jamais dû apparaître de cette manière à l’antenne.
La chaîne a présenté ses excuses et rappelé ses obligations éditoriales. Cette nouvelle polémique souligne ainsi l’importance du contrôle des images, même lorsqu’elles ne sont visibles que pendant quelques secondes.