Elle ajoute ensuite : « Ne la provoquez pas là où des jeunes font entendre leur voix. »
Son témoignage intervient alors que plusieurs incidents ont déjà marqué le mouvement lycéen.
Par ailleurs, plusieurs enquêtes de l’IGPN sont ouvertes, selon franceinfo.
215 élèves blessés au 5 octobre
Les mobilisations ont déjà fait de nombreux blessés.
Selon Matignon, 215 élèves avaient été blessés depuis le début du mouvement au 5 octobre.
Le bilan faisait également état de 85 personnels éducatifs blessés. De leur côté, 715 policiers ou gendarmes avaient été touchés.
Certains adolescents ont subi des blessures particulièrement graves.
À Lens, un lycéen de 15 ans a notamment perdu une main. Les circonstances de cette blessure font l’objet d’une enquête.
Ces différents incidents renforcent les inquiétudes autour de la sécurité des manifestations.
Des parents soutiennent les lycéens
Malgré les tensions, les mobilisations se poursuivent. Certains parents ont décidé d’accompagner leurs enfants.
C’est notamment le cas de Kamela. Des enseignants soutiennent également les élèves dans certains établissements.
Les lycéens continuent, de leur côté, à défendre leurs revendications. Ils demandent davantage de moyens et dénoncent le manque d’enseignants.
Ils pointent aussi les classes surchargées et l’état de certains établissements. Parcoursup et les inégalités scolaires restent également au cœur des préoccupations.
« Je suis triste pour cette France »
Pour Kamela, cette journée devait simplement être un moment de soutien à sa fille.

Mais la situation qu’elle affirme avoir observée l’a profondément marquée. Dans son message, elle exprime donc sa colère et sa tristesse.
Elle termine son témoignage par une phrase très personnelle.
« Je suis triste pour cette France. Pauvre France. »
Son récit montre les inquiétudes de certains parents présents aux côtés des lycéens.
Alors que le mouvement continue, la sécurité reste donc une préoccupation majeure. Les blessures et les incidents survenus pendant certaines mobilisations continuent également d’alimenter les tensions.