
Elle semble parfaitement détendue lorsqu’elle nous ouvre la porte de sa loge. Pourtant, Helena s’apprête à vivre un moment clé de sa carrière : son tout premier concert solo au Zénith de Paris. Deux heures avant de monter sur scène, la jeune chanteuse nous invite à découvrir les coulisses de cette soirée pas comme les autres.
Il y a à peine deux ans, elle faisait ses premiers pas sous les projecteurs dans le château de la Star Academy. Aujourd’hui, la Belge de 23 ans enchaîne les Zénith avec son premier album, Hélé, un véritable phénomène qui explose les compteurs sur les plateformes de streaming. La semaine précédente, Helena a d’ailleurs raflé deux trophées aux NRJ Music Awards : celui de l’artiste féminine francophone de l’année et celui de la chanson de l’année pour son tube Mauvais garçon.
En entrant dans sa loge, difficile de ne pas remarquer ses deux trophées dorés fièrement posés sur une table. « Non, je ne me balade pas avec eux, c’est juste que je ne suis pas encore rentrée chez moi ! » plaisante-t-elle, avant de nous inviter à les soupeser pour constater à quel point ils sont lourds.
« Sur certaines dates, après, je pleure, je suis inarrêtable, il faut me consoler »
La loge d’Helena ressemble à un petit appartement itinérant, qui voyage de Zénith en Zénith. Tout y est : un clavier pour répéter avant le show, des verres « de star » dans lesquels elle prépare sa boisson favorite — un mélange maison de café, de sirop de vanille et de lait d’avoine —, un nébulisateur pour hydrater ses cordes vocales, quelques bougies crépitantes rappelant l’ambiance de Noël, et bien sûr, sa trousse de maquillage.
Car la chanteuse réalise elle-même sa mise en beauté avant chaque concert. Côté repas, elle reste légère avant de monter sur scène : « Je prends juste une entrée, et après le concert, je prépare un vrai dîner pour récupérer. »
Autour d’elle, son univers se remplit doucement : un claviériste, son frère, une danseuse, parfois son attaché de presse, passent la saluer. Helena apprécie ces présences familières, même si elle aime aussi savourer quelques instants de solitude avant le grand saut.
Depuis plusieurs mois, elle enchaîne les dates en France et en Belgique. Et malgré le succès grandissant, le trac ne la quitte jamais vraiment. « J’ai toujours mal au ventre avant d’entrer sur scène », confie-t-elle avec sincérité. Mais dès les premières notes et les cris du public, tout s’efface. L’énergie du public, la lumière, l’émotion : tout se mêle dans un tourbillon d’adrénaline qui la transporte. « Sur certaines dates, après, je pleure, je suis inarrêtable, il faut me consoler », avoue-t-elle en riant. « Cette chute d’adrénaline me fait fondre en larmes, mais au fond, ça me fait du bien. »