
Affaire Lyhanna : Flavie Flament dénonce un système qui n’a pas su protéger les jeunes filles
Dans une publication partagée sur Instagram ce samedi 6 juin, Flavie Flament a réagi à l’affaire Lyhanna. Deux jours après la découverte du corps de la fillette de 11 ans, l’animatrice, qui a récemment porté plainte pour viol contre Patrick Bruel, a appelé les autorités à prendre leurs responsabilités et à mieux protéger les jeunes filles.
« La France ne protège pas ses filles » : le cri de colère de Flavie Flament
Sur son compte Instagram, Flavie Flament a exprimé son indignation. Deux jours après la découverte du corps de Lyhanna, âgée de 11 ans, l’animatrice a choisi de s’adresser directement aux pouvoirs publics. Vendredi soir sur TF1, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a reconnu les défaillances du système judiciaire dans cette affaire et a présenté ses excuses « au nom de la Justice ».
Le gouvernement a admis que plusieurs dysfonctionnements avaient marqué le traitement des plaintes visant Jérôme Barella. Soupçonné d’être impliqué dans la mort de la jeune collégienne, cet homme faisait déjà l’objet de quatre plaintes, dont une pour viol sur mineure. Il connaissait Lyhanna, qui était amie avec sa fille.
« Lyhanna a été abandonnée » : l’animatrice interpelle les autorités
De son côté, Emmanuel Macron a également réagi publiquement. Le chef de l’État a estimé qu’« il est clair qu’il y a eu un dysfonctionnement » et a jugé cette situation « inacceptable », refusant que le manque de moyens puisse servir d’explication.
Des déclarations qui n’ont pas suffi à calmer la colère de Flavie Flament. Sur les réseaux sociaux, l’animatrice de 51 ans a partagé une photo de Lyhanna accompagnée d’un message particulièrement virulent.
« La France ne protège pas ses filles. Je pense aux mères qui ont porté plainte, aux jeunes victimes, ainsi qu’à la fille de cet homme qui a détruit tant d’existences », a-t-elle écrit. Elle a ensuite directement interpellé les responsables publics : « Pouvoir public, ouvre les yeux. Lyhanna a été laissée seule. C’est inacceptable. Ne rien faire aujourd’hui revient à devenir complice. Les filles ont le droit de ne pas être considérées comme des proies. Ça suffit ! »
Invité sur TF1 vendredi 5 juin, Gérald Darmanin a reconnu que « l’institution judiciaire n’a pas su protéger » la jeune fille. Il a également admis des manquements dans le suivi des plaintes déposées contre le principal suspect. Se disant « furieux », le ministre a promis que toutes les conséquences seraient tirées de cette affaire, évoquant notamment d’éventuelles sanctions en cas de fautes professionnelles avérées.
Flavie Flament revient sur ses accusations contre Patrick Bruel
Jeudi 4 juin, Flavie Flament était également présente sur le plateau de l’émission C à vous afin d’évoquer les accusations de viol qu’elle porte contre Patrick Bruel, lequel conteste toujours les faits.
L’animatrice affirme avoir été droguée puis violée à Paris alors qu’elle n’avait que 16 ans. Au cours de l’émission, elle est revenue sur sa décision de révéler publiquement son identité.
« Je savais parfaitement quel prix j’allais devoir payer. Ce prix, c’est ce que je traverse aujourd’hui depuis que ma plainte est devenue publique : voir tous les moyens utilisés pour m’empêcher de parler, pour discréditer ma parole et pour me salir », a-t-elle expliqué.
Elle a enfin insisté sur la gravité des violences sexuelles et sur l’importance d’utiliser les mots justes pour les décrire. Selon elle, un viol laisse des traces profondes et durables, marquant les victimes bien au-delà des faits eux-mêmes. Elle a rappelé qu’il s’agit toujours d’un acte de violence et de domination, dont les conséquences peuvent accompagner une personne toute sa vie.