
Pris pour cible par une vague de rumeurs transphobes initiée par l’influenceuse américaine Candace Owens, Emmanuel et Brigitte Macron ont décidé de réagir avec fermeté. Le couple présidentiel a choisi d’intenter une action en justice aux États-Unis, affirmant ainsi leur volonté de lutter contre la désinformation en ligne et de défendre leur honneur.
Une action judiciaire aux États-Unis
D’après le Financial Times, Emmanuel et Brigitte Macron ont déposé, le mercredi 23 juillet 2025, une plainte pour diffamation devant un tribunal du Delaware. Cette décision illustre la dimension mondiale que peuvent prendre certaines rumeurs sur les réseaux sociaux, où la viralité des fausses informations dépasse souvent celle des faits établis. Pour les Macron, cette démarche constitue à la fois une bataille personnelle et un acte politique.

La rumeur transphobe devenue virale
En France, une rumeur infondée affirmant que Brigitte Macron serait née homme circule depuis plusieurs années. Restée marginale au départ, elle a connu une résonance internationale en mars 2024 lorsque Candace Owens, personnalité conservatrice proche de Donald Trump, s’en est emparée. Dans une série de vidéos baptisées « Becoming Brigitte », elle soutient que Brigitte Macron serait en réalité Jean-Michel Trogneux, son frère.
Selon la plainte citée par Euronews, cette campagne constitue une « opération mondiale d’humiliation », menée avant tout pour accroître la notoriété et les revenus d’Owens, au détriment de la dignité du couple présidentiel. L’influenceuse est même allée plus loin, évoquant des liens familiaux secrets et insinuant un soutien caché des services américains à Emmanuel Macron. Malgré plusieurs avertissements, Owens n’a pas retiré ses déclarations.

Un signal fort contre la désinformation
En portant plainte sur le sol américain, là où ces rumeurs ont gagné en visibilité, Emmanuel et Brigitte Macron veulent marquer les esprits. Leur plainte de 218 pages énumère 22 chefs d’accusation, dont la diffamation, l’atteinte à la vie privée, la présentation trompeuse (false light) et l’exploitation médiatique. Ils exigent un procès avec jury et réclament des dommages et intérêts dont le montant reste à déterminer.
Au-delà de l’aspect judiciaire et financier, cette initiative revêt une portée symbolique et politique. Elle vise à rappeler que la dignité ne peut être bafouée par des campagnes de désinformation et que les influenceurs comme les plateformes numériques doivent assumer leur responsabilité dans la propagation de tels contenus. Les Macron espèrent ainsi montrer qu’il est possible de combattre les rumeurs destructrices et de protéger d’autres victimes potentielles.
Sources :
Financial Times, 23/07/2025 : “Macrons file US lawsuit over claims France’s first lady was born male”
Euronews, 23/07/2025 : “Fake news transphobe : Emmanuel et Brigitte Macron attaquent en justice une influenceuse américaine”