
Un nom pour le moins surprenant ! Et pour cause, le variant « Frankenstein » se manifeste par un symptôme inédit, jamais observé auparavant dans les précédentes vagues de Covid-19. Ce surnom évocateur, inspiré du célèbre monstre de fiction, illustre la nature hybride et imprévisible de cette nouvelle souche du virus.
Attention, il revient ! Un variant du Covid-19 surnommé « Frankenstein » a été placé sous surveillance par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En cause : sa vitesse de propagation impressionnante et sa capacité à se diffuser dans plusieurs pays européens en un temps record. Mais au-delà de sa contagiosité, c’est surtout un symptôme inhabituel qui intrigue la communauté scientifique et médicale.
Le retour des virus avec l’automne
Avec l’arrivée de l’automne et la chute progressive des températures, les virus respiratoires refont surface. Rhumes, grippes, bronchites… les éternuements et quintes de toux rythment le quotidien. Et au milieu de cette effervescence virale, un nouveau venu s’invite : le variant « Frankenstein ». Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme, rappelant que cette période de l’année favorise la transmission des maladies infectieuses en raison du froid, du manque d’aération et de la promiscuité dans les lieux fermés.
“Frankenstein”, le nouveau variant du Covid-19
Baptisé ainsi par les experts, le variant est également connu sous le nom scientifique de XFG ou « Stratus ». Il appartient à la vaste famille des variants Omicron, responsables de la majorité des infections observées depuis 2022. Selon les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), « Frankenstein » représente aujourd’hui près de 82 % des cas recensés sur le continent. Détecté pour la première fois en janvier 2025, il s’est rapidement imposé comme la souche dominante à partir de septembre.

En France, la Bretagne et les régions de l’ouest figurent parmi les plus touchées. Les autorités locales observent une hausse significative des consultations pour syndromes grippaux et infections respiratoires. Toutefois, la majorité des cas restent bénins, ce qui alimente à la fois l’inquiétude et la curiosité du corps médical.
Un symptôme inédit : la gorge « en lames de rasoir »
Les signes les plus caractéristiques du variant « Frankenstein » incluent des symptômes classiques : fièvre, toux sèche, courbatures et fatigue persistante. Mais un nouveau symptôme attire particulièrement l’attention : un mal de gorge intense décrit comme une sensation de « lames de rasoir ». Les patients rapportent également une voix rauque ou enrouée, parfois même une perte temporaire de la voix. Ces particularités ont été observées dans de nombreux cas cliniques, notamment en Bretagne, comme le rapporte le Journal des Femmes.
Selon le Dr Peter Chin-Hong, spécialiste en maladies infectieuses à l’Université de Californie à San Francisco (UCSF), ce symptôme marque une évolution dans la localisation de l’infection. Alors que les précédents variants ciblaient principalement les bronches et les poumons, « Frankenstein » semble se concentrer davantage sur les voies respiratoires supérieures. Il s’agit d’une distinction importante qui pourrait expliquer son mode de propagation plus rapide, puisque les virus présents dans la gorge se transmettent plus aisément par la parole ou la toux.
Faut-il s’inquiéter de ce variant ?
Malgré son nom inquiétant, le variant « Frankenstein » n’est pas considéré comme plus dangereux que ses prédécesseurs. L’OMS le classe dans la catégorie des variants à surveiller, ce qui signifie qu’il mérite une attention particulière sans pour autant constituer une menace majeure. Il s’agit d’un variant hybride, né de la combinaison de plusieurs souches Omicron, ce qui explique son surnom rappelant la créature composée de plusieurs parties dans le roman de Mary Shelley.

Les chercheurs précisent que la plupart des cas restent légers à modérés, et que les hospitalisations ne sont pas en hausse significative. Néanmoins, comme pour tous les virus respiratoires, les personnes âgées, immunodéprimées et les femmes enceintes restent vulnérables. Une vigilance accrue est donc recommandée pour ces publics.
Les gestes barrières et la prévention
Les experts insistent sur la nécessité de maintenir les gestes barrières. Le lavage fréquent des mains, le port du masque dans les lieux clos et la bonne aération des espaces restent les moyens les plus efficaces pour freiner la propagation. En cas de symptômes, il est conseillé de limiter les contacts, de porter un masque chirurgical et de consulter un professionnel de santé si les signes persistent au-delà de sept jours.
Par ailleurs, une nouvelle campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera en France le 14 octobre 2025, en parallèle de celle contre la grippe saisonnière. Cette mesure vise à protéger les populations fragiles avant la période hivernale. Le ministère de la Santé encourage les plus de 65 ans et les personnes à risque à se faire administrer un rappel vaccinal afin de renforcer leur immunité.
En résumé, si le variant « Frankenstein » impressionne par son nom et son symptôme atypique, il ne semble pas plus virulent que les précédents. Les autorités sanitaires appellent donc à la prudence, mais pas à la panique. L’application rigoureuse des gestes de prévention et le suivi médical en cas de symptômes demeurent les armes les plus efficaces pour éviter la propagation du virus.