
Elle cite notamment le poids sanitaire de la grippe. Le risque de transmission aux personnes fragiles entre également en compte.
De plus, l’épidémie peut perturber le fonctionnement du système de santé. La protection des patients et des résidents constitue donc un autre élément central de son analyse.
La HAS s’appuie aussi sur l’expérience d’autres obligations vaccinales. Elle prend également en compte les données disponibles dans d’autres pays.
Un déploiement progressif envisagé
La recommandation ne prévoit pas nécessairement une application identique et immédiate dans tous les établissements.
La HAS recommande d’abord de donner la priorité aux Ehpad et aux USLD.
Ensuite, le dispositif pourrait être progressivement étendu aux autres lieux concernés. Cela comprendrait les établissements de santé et certaines structures médico-sociales.
Les structures d’exercice libéral seraient également concernées par ce déploiement progressif.
La HAS propose une période de deux ans, renouvelable un an, pour organiser cette montée en charge. L’objectif est notamment de tenir compte de la faisabilité et de l’acceptabilité de la mesure.
Une recommandation ne signifie pas une application immédiate
La publication de la HAS constitue donc une étape importante. Toutefois, il faut distinguer cette recommandation scientifique de l’application concrète d’une obligation.
La HAS recommande désormais clairement une obligation annuelle pour les professionnels concernés. En revanche, les modalités pratiques doivent encore être définies dans le cadre juridique et réglementaire applicable.
Pour les personnes âgées vivant en collectivité, la situation est différente. La HAS recommande de conserver le système actuel : la vaccination reste fortement recommandée, mais elle ne deviendrait pas obligatoire.
Le changement envisagé concerne donc avant tout les professionnels de santé et certains personnels en contact avec des personnes vulnérables.
Si cette orientation est mise en œuvre, les Ehpad et les unités de soins de longue durée devraient être les premiers établissements concernés. Le déploiement pourrait ensuite être progressivement étendu aux autres professionnels visés par la recommandation de la HAS.