
Les habitants cherchent notamment à savoir comment les moyens disponibles ont été répartis. Ils veulent également comprendre les raisons des différents mouvements observés pendant l’incendie.
Pour les familles touchées, ces questions sont essentielles. Beaucoup ont vu leur maison disparaître alors que le feu progressait rapidement dans la commune.
La colère s’est donc installée après le sinistre. Dans ce contexte, le responsable des pompiers de Gironde a choisi de répondre aux accusations.
Le chef des pompiers répond aux accusations
Marc Vermeulen dirige le Service départemental d’incendie et de secours de la Gironde depuis 2022. Dans un entretien accordé à Sud Ouest, il rejette fermement l’idée d’un abandon du Porge.
Le responsable reconnaît néanmoins que certains moyens ont été déplacés en direction de Lacanau et de Lège. Toutefois, il apporte une précision importante concernant la nature de ces déplacements.
Selon lui, ils concernaient notamment des médecins, du carburant et du soutien sanitaire. En revanche, les véhicules directement engagés contre les flammes n’auraient pas quitté leur mission pour protéger des propriétés privées.
Cette distinction se trouve désormais au cœur du débat. Pour les habitants, le départ de certains moyens a pu donner l’impression d’un changement de priorité.
Du côté du commandement, l’explication est différente. Il s’agissait plutôt d’adapter en permanence l’organisation des secours à une situation qui évoluait constamment.
Des mouvements qui ont créé de l’incompréhension
Marc Vermeulen reconnaît d’ailleurs que les mouvements observés sur le terrain ont pu créer de l’incompréhension. Cependant, il rejette l’idée d’une intervention destinée à favoriser certaines propriétés.
Le directeur du Service départemental d’incendie et de secours assure également n’avoir subi aucune pression. Selon lui, aucune personnalité ou responsable politique ne lui a demandé de protéger certaines propriétés.
La géographie du secteur joue aussi un rôle important dans ses explications. Le Cap Ferret constitue notamment une zone difficile à évacuer par voie terrestre.