Le procureur Jean-Luc Blachon a affirmé que les vêtements retrouvés ne correspondaient pas aux conditions de décomposition du corps. Plus inquiétant encore : des traces évoquant un “traumatisme facial violent” ont été observées sur le crâne de l’enfant. Des éléments qui rendent plausible l’intervention d’un tiers dans sa disparition et sa mort.
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Les écoutes téléphoniques ont, elles aussi, révélé une famille bien moins soudée qu’elle n’y paraît. Plusieurs proches ont évoqué des violences éducatives exercées par le grand-père. Certaines seraient anciennes, d’autres plus récentes. Et c’est ce passif familial que les forces de l’ordre ont tenté de clarifier lors de la garde à vue : le grand-père a-t-il pu avoir un comportement violent envers Émile pendant qu’il en avait la garde ?
Une fracture familiale désormais visible
La mère d’Émile, longtemps restée discrète, commence à exprimer ses doutes. D’après le journaliste Arthur Herlin, qui suit l’affaire pour Paris Match, elle aurait confié en privé : “Je crois encore en leur innocence, mais leur comportement me ferait douter.” Une phrase lourde de sens.
Depuis plusieurs mois, les habitudes dominicales de la famille ont été bouleversées. Habituellement, les membres du clan se réunissaient tous les dimanches dans une chapelle d’Aix-en-Provence pour chanter ensemble dans le chœur. Mais depuis la disparition d’Émile, les parents du garçonnet ne s’y rendent plus. “Ils ne se croisent que quand ils n’ont pas le choix”, confie une source proche de la famille.