
Cette information a été rapportée par Ouest-France. Le bilan reste donc de sept personnes blessées, dont l’homme de 48 ans grièvement atteint.
La violence de l’explosion a néanmoins nécessité d’importantes précautions. Le bâtiment concerné présente en effet des caractéristiques particulières qui compliquent l’intervention des secours.
Une ancienne gendarmerie transformée en logements sociaux
L’explosion s’est produite dans un vieux bâtiment de la commune. Celui-ci abritait auparavant une caserne de gendarmerie.
Par la suite, l’édifice avait été transformé en logements sociaux. Sa structure impose désormais une vigilance particulière aux équipes présentes sur place.
Le bâtiment possède notamment de grands murs particulièrement hauts. Après l’explosion, leur stabilité a suscité des inquiétudes.
Nicolas Regny a ainsi évoqué « des grands murs assez hauts qui présentent des risques d’effondrement ». Ces risques obligent les secours à adapter leur intervention.
« C’est pourquoi les pompiers agissent avec la plus grande prudence », a expliqué le sous-préfet de La Roche-sur-Yon.
Une soixantaine de pompiers mobilisés
L’explosion a été suivie par un incendie. Face à la situation, un important dispositif de secours a rapidement été déployé.
Environ 60 pompiers ont été mobilisés dans cette commune vendéenne. Leur mission consistait notamment à maîtriser l’incendie qui s’est déclaré après l’explosion.
Les risques liés à la structure du bâtiment ont toutefois compliqué leur travail. Les pompiers ont donc dû intervenir avec une extrême prudence.
La possibilité d’un effondrement des grands murs constituait notamment un danger supplémentaire. Les secours devaient ainsi lutter contre le feu tout en surveillant la stabilité de l’édifice.
Cette importante mobilisation témoigne de l’ampleur du sinistre. Elle a également permis de sécuriser les lieux après l’explosion.
Une enquête ouverte pour « incendie volontaire »
Les circonstances précises du drame doivent désormais être établies par les enquêteurs. L’hypothèse d’une tentative de suicide au gaz a été évoquée par le sous-préfet.
Cependant, Nicolas Regny a lui-même précisé que cette piste devait être confirmée par l’enquête. Les investigations devront donc reconstituer précisément le déroulement des faits.
La procureure de la République de La Roche-sur-Yon, Sarah Huet, a également communiqué sur l’affaire. Une enquête a été ouverte pour « incendie volontaire ».
Les enquêteurs devront notamment déterminer comment l’explosion s’est produite. Ils devront aussi examiner les éléments concernant l’homme de 48 ans grièvement blessé.
Selon une source proche du dossier, celui-ci aurait tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours. Après avoir pris des médicaments et tenté de se pendre, il aurait ouvert le gaz.
Cette dernière action aurait alors provoqué l’explosion dans l’immeuble. L’homme a été transporté en urgence absolue au CHU de Nantes.
Au total, sept personnes ont été blessées dans le sinistre. Les six autres victimes n’ont finalement pas nécessité de prise en charge par les secours après leur examen médical.
Une soixantaine de pompiers ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie qui a suivi. Désormais, l’enquête ouverte pour « incendie volontaire » devra déterminer les circonstances exactes de cette explosion survenue à Vix.