
« Ma Brigitte à moi ». C’est par ces mots empreints d’une infinie tendresse que Mijanou Bardot a salué la mémoire de sa grande sœur, l’inoubliable Brigitte Bardot, disparue à l’âge de 91 ans. Avec elle s’éteint bien plus qu’une actrice : c’est tout un pan de l’histoire du cinéma français qui s’en va.
Une icône s’éteint, une époque se referme

La disparition de Brigitte Bardot marque la fin d’une ère. Après Jean-Paul Belmondo et Alain Delon, le septième art français perd l’une de ses figures les plus mythiques. La nouvelle a été officialisée par la Fondation Brigitte Bardot, via un communiqué transmis à l’AFP ce dimanche 28 décembre. Militante infatigable pour la cause animale, Brigitte Bardot laisse derrière elle une filmographie emblématique — Et Dieu… créa la femme, Le Mépris, La Vérité — mais aussi des proches profondément touchés : son époux Bernard d’Ormale, son fils Nicolas-Jacques Charrier, ses descendants, et bien sûr sa sœur cadette Mijanou, qui a choisi les réseaux sociaux pour exprimer sa peine.
« Celle que j’adorais plus que tout » : l’hommage bouleversant de Mijanou

C’est sur Facebook, le jour même de l’annonce, que Mijanou Bardot a partagé sa douleur. En légende d’une photo en noir et blanc de Brigitte enfant, elle écrit : « Ma Brigitte à moi, celle que j’adorais plus que tout, celle qui savait déjà tout à 12 ans… maintenant connaît le plus grand des mystères. » Des mots simples, presque murmurés, qui traduisent un lien sororal d’une rare intensité.
L’ancienne comédienne poursuit avec une pensée pour les animaux tant aimés par sa sœur : « Elle sait aussi si nos pets bien-aimés nous attendent sur la rive. Mon Dieu, faites que ce soit le cas pour qu’elle ne se sente pas seule. » Et de conclure par une prière empreinte d’espérance : « Faites qu’elle n’ait pas peur et qu’elle soit au contraire dans l’amour et la joie de les retrouver tous. » Un adieu intime, loin du tumulte médiatique, à l’image de l’affection profonde qui unissait les deux sœurs.
Mijanou Bardot, une trajectoire discrète mais bien réelle au cinéma
Moins exposée que Brigitte, Mijanou Bardot n’en demeure pas moins une figure reconnue du cinéma des années 1950. Après son baccalauréat, elle débute à l’écran dans Club de femmes, où elle donne la réplique à Jean-Louis Trintignant, acteur majeur et compagnon de route artistique de BB. Elle enchaîne ensuite avec plusieurs films notables : Jusqu’au dernier, C’est la faute d’Adam, Une balle dans le canon, ou encore Ramuntcho, dans lequel elle refuse une scène de nudité, affirmant déjà sa liberté de choix.
Épouse du comédien belge Patrick Bauchau, Mijanou met un terme à sa carrière cinématographique en 1970 avec Después del diluvio de Jacinto Esteva Grewe. Elle s’installe ensuite aux États-Unis, où elle fonde l’entreprise Espace Loggia, tournant définitivement la page du cinéma. Aujourd’hui, c’est en sœur aimante qu’elle s’exprime, rappelant au monde que derrière l’icône Brigitte Bardot se trouvait aussi une femme profondément aimée des siens.
