
Les tensions concernent le pétrole brut, mais également plusieurs produits raffinés. Le diesel, le carburant aérien et le gaz figurent notamment parmi les produits surveillés.
Emmanuel Macron a prévenu que cette crise énergétique devrait continuer à peser sur le pays pendant les prochaines semaines.
Diesel, gaz : la France veut sécuriser ses approvisionnements
La première priorité annoncée consiste à sécuriser les volumes disponibles. Le gouvernement surveille particulièrement le diesel, le carburant aérien et le gaz.
La France travaille parallèlement sur de nouvelles routes énergétiques. L’objectif est de réduire la dépendance aux voies d’approvisionnement actuellement perturbées.
Des projets concernent notamment l’acheminement d’énergie depuis l’Irak vers la Méditerranée orientale. Paris échange aussi avec l’Arabie saoudite et l’Égypte sur d’autres capacités d’approvisionnement.
Emmanuel Macron doit également renforcer les discussions énergétiques avec le Canada. Ces échanges concernent notamment les produits pétroliers et le gaz naturel liquéfié.
L’objectif affiché est double : éviter les pénuries et tenter de limiter la pression sur les prix.
Un G7 consacré à la crise énergétique
Emmanuel Macron a également annoncé la convocation prochaine d’un G7 consacré aux questions énergétiques.
Les pays concernés doivent notamment mieux coordonner leurs niveaux de stocks. Les capacités de production et les exportations doivent aussi faire partie des discussions.
La possibilité de libérer certains stocks stratégiques sera également étudiée. Ces travaux doivent être menés en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie.
En parallèle, la France souhaite agir au niveau européen. Emmanuel Macron a annoncé qu’il saisirait la présidente de la Commission européenne.
Paris veut notamment accélérer les travaux concernant le stockage du gaz. L’exécutif souhaite aussi examiner des flexibilités permettant de réduire les tensions sur les prix.
Raffinage et biocarburants également concernés
La France souhaite préserver ses capacités d’importation et de raffinage. Le recours aux biocarburants pourrait aussi être facilité lorsqu’il est techniquement possible.
Ces mesures ne signifient toutefois pas que les prix à la pompe vont immédiatement diminuer. Elles visent d’abord à sécuriser l’approvisionnement et à réduire les tensions.