
La maladie de Charcot, aussi appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA), est une maladie neurodégénérative grave qui attaque progressivement les neurones responsables du contrôle des muscles. Peu connue du grand public il y a encore quelques années, cette pathologie suscite aujourd’hui une vive inquiétude en raison de son évolution rapide et de l’absence de traitement curatif. Quels sont les premiers signes à surveiller ? Comment évolue cette maladie qui touche des milliers de personnes dans le monde ? Voici tout ce qu’il faut savoir.
La SLA touche principalement les personnes âgées de 40 à 80 ans, même si certains cas plus précoces existent. Elle provoque une destruction progressive des motoneurones, ces cellules nerveuses indispensables au fonctionnement des muscles. Avec le temps, les muscles s’affaiblissent, s’atrophient puis cessent de fonctionner. Dans les formes les plus sévères, les muscles respiratoires sont atteints, ce qui peut entraîner le décès du patient.
1/9 Une maladie encore mystérieuse

Malgré les nombreuses recherches menées depuis plusieurs décennies, les causes exactes de la maladie de Charcot restent encore mal connues. Les spécialistes pensent qu’il s’agit d’une combinaison complexe entre facteurs génétiques et environnementaux. Certaines substances toxiques, des prédispositions héréditaires ou encore des anomalies du système immunitaire pourraient jouer un rôle dans l’apparition de la maladie.
Dans environ 10 % des cas, la maladie est dite « familiale », ce qui signifie qu’elle est liée à une mutation génétique transmise au sein d’une même famille. Mais dans la majorité des situations, elle apparaît sans antécédents connus.
2/9 Qu’est-ce que la sclérose latérale amyotrophique ?

La sclérose latérale amyotrophique est une maladie qui détruit progressivement les motoneurones, les cellules nerveuses qui transmettent les ordres du cerveau aux muscles. Lorsque ces neurones cessent de fonctionner, les muscles ne reçoivent plus de stimulation et commencent alors à s’atrophier.
Les patients perdent peu à peu leur autonomie : marcher, parler, avaler ou même respirer deviennent de plus en plus difficiles au fil du temps. Pourtant, dans la plupart des cas, les capacités intellectuelles restent intactes, ce qui rend cette maladie particulièrement éprouvante psychologiquement.
3/9 Les premiers signes de la maladie de Charcot

Les premiers symptômes passent parfois inaperçus au début. Les patients ressentent généralement une faiblesse musculaire inhabituelle. Ils peuvent avoir des difficultés à marcher, trébucher plus souvent ou perdre de la force dans les mains.
Certains remarquent qu’ils ont du mal à tenir un objet, boutonner une chemise ou écrire correctement. La fatigue musculaire devient plus fréquente et la motricité se dégrade progressivement.
4/9 Deux formes principales de la maladie

Les médecins distinguent principalement deux formes de sclérose latérale amyotrophique.
La première est la forme spinale, qui touche surtout la moelle épinière. Elle concerne davantage les hommes et débute souvent par une faiblesse des bras ou des jambes.
La seconde est la forme bulbaire, plus fréquente chez les femmes. Elle atteint les muscles de la gorge, de la bouche et du visage. Environ un patient sur trois souffre de cette forme particulièrement handicapante.
5/9 Les symptômes de la forme spinale

Chez les personnes atteintes de la forme spinale, les premiers signes apparaissent souvent dans les membres. Des contractions involontaires, appelées fasciculations, peuvent se manifester dans les bras ou les jambes.
Les patients ressentent également des spasmes musculaires, une perte de force et parfois une sensation de grande fatigue physique. Monter des escaliers, porter des charges ou effectuer certains mouvements devient progressivement plus compliqué.
6/9 Les symptômes de la forme bulbaire

La forme bulbaire se manifeste principalement par des troubles liés à la bouche et à la gorge. Les premiers symptômes sont souvent des difficultés à parler, avaler ou mâcher correctement.
La voix peut devenir plus faible ou moins articulée. Certains patients s’étouffent plus facilement en mangeant ou en buvant. Avec l’évolution de la maladie, ces troubles peuvent fortement compliquer l’alimentation et la communication.
7/9 Une maladie qui évolue rapidement

La maladie de Charcot évolue généralement de manière progressive mais rapide. En quelques années seulement, les symptômes deviennent plus sévères et touchent l’ensemble du corps.
La plupart des patients voient leur état de santé se dégrader entre trois et cinq ans après le diagnostic. La perte d’autonomie devient alors importante et nécessite souvent une assistance quotidienne.
8/9 Des douleurs très variables selon les patients

Les douleurs ressenties diffèrent énormément d’une personne à l’autre. Certains patients souffrent de douleurs articulaires ou musculaires, tandis que d’autres décrivent des sensations de brûlure ou de crampes permanentes.
Les difficultés à communiquer, avaler ou respirer peuvent également provoquer une grande détresse physique et émotionnelle. C’est pourquoi un accompagnement médical et psychologique est souvent indispensable.
9/9 Quels traitements existent aujourd’hui ?

À l’heure actuelle, il n’existe pas encore de traitement capable de guérir la maladie de Charcot. Toutefois, plusieurs prises en charge permettent de ralentir l’évolution des symptômes et d’améliorer la qualité de vie des patients.
Les personnes atteintes peuvent être suivies par des kinésithérapeutes, des orthophonistes ou encore des ergothérapeutes afin de préserver le plus longtemps possible leurs capacités motrices et leur autonomie.
De nombreuses recherches scientifiques sont actuellement en cours dans l’espoir de mieux comprendre cette maladie et de découvrir de nouveaux traitements capables de stopper son évolution.