Malgré la vindicte Insoumise, l’annonce d’Emmanuel Macron concernant l’instauration d’un service militaire volontaire bénéficie d’une relative unanimité dans la classe politique.

L’idée progresse également chez Les Républicains et au Parti socialiste, où le service militaire est perçu à la fois comme un outil de dissuasion stratégique, notamment face à la Russie, mais aussi comme un levier social. Le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, insiste sur cette dimension collective : « L’armée peut devenir un véritable lieu de mixité sociale. Comme le décrivait Aragon dans Aurélien, lorsque, en 1914, les tranchées ont fait se côtoyer aristocrates, grands bourgeois et ouvriers. »

Plus qu’un dispositif de défense, le service militaire volontaire apparaît ainsi, pour une large partie de la classe politique et de l’opinion, comme un outil de cohésion nationale, capable de recréer du lien entre des jeunesses parfois éloignées les unes des autres.

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